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Mer
d'huile et bateaux silencieux
Glissant
sur les ténèbres moites.
Nuit
d'encre, nuit de Chine
Aux
relents opiacés.
Des
marins perdus
Rodent
sur les quais,
A
l'affût d'un amour
Trop
vite consommé
Sur
des fillettes
Au
sourire figé.
Nuit
de chats siamois
Aux
corps pelés,
Ombres
furtives
Sur
les clapotis.
La
peau qui transpire,
Les
gestes inquiets...
Shanghai!
Ton
nom respire
Un
exotisme
Trop
raffiné
Pour
coller à la réalité.
Les
lames qui fleurissent
Au
bord des trottoirs,
Les
corps qui s'affalent,
Un
faux-pas dans le noir.
La
nuit reste immobile
Et
laisse passer le crime,
Shanghai
ou ailleurs.
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