|
Tant d'étoiles sollicitent votre hébétude.
Vous échappez par la considération de ces lointains
aux frôlements des chasses ici-bas où la mort difficile
ajoute à l'ombre l'ombre d'un relâchement.
C'est pourtant votre fin qui se répète dans la nuit
progressive. Regardez comme elle est plus noire à mesure,
des cieux à ces massifs où la peur minuscule en aggrave
le coeur, et plus dense à mesure que la parade du sang s'embarrasse
dans vos allées. La poursuite n'aura fait que durer. La nuit
continue.
L'ange en armes saura vous atteindre dans les taillis de remise,
vous faire exécuter ce sursaut que le plaisir imite. Que
votre pitié prépare la sienne, comme la compassion
me fait précipiter l'étreinte.
|