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Voici un Monde où je nais
à moi-même chaque jour ;
Il vole le feu pour répudier
ses vierges et leurs cousines
au trottoir des tapins réguliers.
Pourtant, un parfum de femme,
quelques bagues aux doigts,
un frisson bleu de la hanche
peuvent rapatrier son printemps
et dresser l’érection humaine
jusqu’aux astres éternels.
Quand je m’endors au creux d’elle
ma sueur pleure
sur ses syllabes civiques
La mémoire est mouillée,
Mais c’est trop tard (...)
Dans l’orgueil des filles maquillées
trotte un cheval qui branle l’été
sculpté par le vent oblique
d’une nuit fermée à la croupe,
lacérée d’amour.
Le monde meurt d’envie
gonflant son sexe universel.
Mon île meurt de distance
à petites goulées,
espérant une autre promesse
au carrefour des lèvres et des visages.
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