|
Voici que se lève la nuit
monde à l'envers
à déplisser
du bout des doigts.
Mémoire de portes
jamais fermées
les broussailles de nos vies
s'exaspéraient
à tendre vers d'impossibles racines.
Voici que se lèvent
de fragiles échos
naufrages en nos mains closes
sources sèches
au réveil.
Tout se délite
image fragmentée
détachée
dépossédée
éclats de miroirs brisés
que l'on traîne en soi
et hors de soi
multiples réseaux
et hasards
qui n'en sont pas.
Voici que se lève
ce monde à l'envers
à démêler
si lentement.
|