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Les nouveaux mondes
sont très loin de notre imagination
et pourtant si présents dans nos esprits. On en est proche
lorsque lon entreprend cette quête irraisonnée
et inavouée du Bonheur éternel, du paradis perdu,
de lamour absolu.
En sendormant, on en devine parfois les chemins, on en effleure
la porte, on aperçoit la lumière de lautre côté.
Pourtant, on natteint jamais le but de notre recherche.
On sait que dans ces mondes, certains savent voler dans les airs
et connaissent livresse des grands espaces, propulsés
par les vents ascendants. Dautres possèdent le don
de lire dans les pensées dautrui et accèdent
à la transparence de lesprit, à la vérité
vraie, celle qui lève le Sage à son rang de Sage.
Ils cessent alors de se mentir et renoncent dun seul coup,
aux mensonges, aux reproches et aux rancurs. Ils ouvrent leurs
curs. Chacun devient Dieu. Mais à quoi bon être
Dieu dans un monde où tout le monde le serait ?
Les nouveaux mondes sont tapis dans lesprit de chacun. Daucun
vous diront quil sagit en fait dhistoires de vieilles
bonnes femmes. Ils nieront sy être adonnés et
les avoir toujours en vain recherchés.
Ces mondes convergent les uns vers les autres, mais ne se rencontrent
jamais. Ils sont au pluriel, car chacun dentre nous possède
le sien. Ils sont les moteurs de nos vies sur cette Terre. Pour
rien au monde on ne voudrait vivre dans la réalité
ce quon y recherche, car leur quête à elle seule
nous suffit.
Ces nouveaux mondes sont les mêmes que les anciens puisquil
y a dix ans, trente ans, cent ans, mille ans, chacun les rêvait
déjà de la même façon. Donc, ils nont
pas pris une seule ride. Ils sont éternels
eux
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