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J'écoutes
la lune sur la plage
promenade
entre les étoiles
agripper
à ses mots.
Nous
sommes les naufragés de nos impossibles
des
paroles dites pour rien
le
vide sans fin nous attire
nous
attise
excite
nos respirations.
Nous
lançons vers le ciel
un
cri sans échos
le
grincements de nos mots
en
clameurs désarticulées
sont
pantins de nos langues racornies.
Aux
barbelés d'une parole muette
nos
mains déchirées ensanglantent les pierres de nos sentiers
aucune
porte
tous
les mots nous hantent
ils
sont les fantômes de nos chaînes
tenant
l'anneau de nos servitudes
la
paille de nos cachots encombre notre bouche.
Respiration
poser
le souffle
la
partitions de nos pas
au
tremblement d'une voix qui secoue le silence
de
nos regards religieux
écouter
les mots d'un accord
ceux
d'un bruit cachant seulement nos inquiétudes
agitations
courir
?
De
grèves en horizons ne plus connaître le repos
poursuite
d'une ombre ignorée
elle
nous singe
mes
mains gardent-elles l'équilibre ?
Elles
proposent sur l'air
et
dessinent rapidement tous les mots du monde
existe-t-il
plusieurs langues ?
Puis
dire le monde et sa vie
une
vie d'homme peut-elle répondre aux questions que pose la
course
poursuite
que
se partage l'histoire et l'horizon.
Le
temps se donne-t-il au souffle pressé?
Il
immobilise en haleine une pulsation venu du profond du sang
irrigant
l'ombre de nos cellules
la
nuit change-t-elle au jour qui meurt ?
Seulement
se déplace
nos
désespoirs en rêve renouvellent nos incertitudes
chaque
réveil
ouvre
un cadeau
une
question sans réponse
sans
autre réponse
patiente
certitude
réponse
de labeur.
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