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Petits
monstres grimaçants
Sur leurs montures hilares,
Entre deux grincements de dents
Sastiquent vivement le dard.
Un
tapis de nains moqueurs
La régale et la flatte,
Ignobles et vils serviteurs
De la Très Grande Rate.
Soupirs
de créatures lascives
Aux longs attributs difformes,
Leurs griffes fort agressives
Se faufilent sous la peau des hommes.
Toute
une cour grouillante,
Joyeuse, écarlate,
Sous la bienveillante répugnance
De Sa Grande Majesté la Rate !
Jeux
de langues effilées,
Tantôt douces, tantôt nerveuses,
Glissent entre les doigts de pieds,
Le long des plantes vénéneuses.
Dans
les chambres ingénues,
Dans les salles immenses,
Partout la folle cohue
Qui se soûle et qui danse
Et
sur son vilain trône miteux,
Sa Majesté la Rate se marre,
Tout en lissant ses longs cheveux
Avec un peigne en peau de lézard !
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