Une photographie de
Yann Beausonu

Toi-même

d'Isabelle Servant

A vos amours...

Sommaire

 

Toi-même tu t'épuises au sec dans l'invisible
Accompagnant tes mains du chaud et de la triche
A la ville noircie tu poses ton afrique
Au coeur sur la peau nue dans tes bras incertains
Que tu es proche ainsi mon espoir mon retour
Pourtant que tu m'es proche à couler tes vaisseaux
D'escalades douleurs en ta journée première
A tisser la distance en trame déjetée
J'inventerai pour nous un monastère calme
Un ébène d'échecs aux éclisses de joie
Une sueur d'épaule à frotter d'herbe sèche
Un antre de couloirs à cris de résonances
Et nous ferons la paix enfin pour mille siècles
Attends j'ai oublié ce ressort du magique
Arpège du profond ces graves de ma nuit
Ce noyau de ma chair où tu n'es qu'une voix

Isabelle Servant