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"qui passe ici ?"
"jarrive"
elle marche le long d'un mur
sous un pont qui lui suinte dessus
comme un crachin de sperme
mon verre s'évide et roule "attends-moi"
je la vois qui transpire entre mes cuisses et le pont enjambé
son visage est sévère ,l'ombre ourlée fait
sa bouche et dénoue mes lacets ,tique fébrile
jusqu'à sa chemise entr'ouverte
je bande haut-perché
l'ombre gesticule dans une boue de rage
elle porte un sac a provisions rouge sur un pull gris et mes yeux
clos
comme un dimanche
pour la
la serrer tout contre moi
caresser le pourtour de ses seins
seins monticules
puis déposer mes lèvres sur un silence
de draps froissés,avec des cheveux gras
"tu ne dis plus rien?"
elle se met à courir vers l'immeuble d'en face
chasse un chat noir au portillon d'octobre
ferme une porte qui fait claquer ses jambes fines ,longues
je tente de l'y rejoindre,secoue le crane de trois étages
il me vient comme un impact de météorite,je
me faufile entre les joncs cramés , les abattis dispersés
l'air siffle elle se retourne se détourne ,je me dépeche
avec des battements de reins ,le temps se presse ,les pages tournent
les volets grincent ,l'orage approche ,il est là,elle est
là
humide,puis,la plaie pour un plaisir,puis,lécume,
puis,
tombe
la nuit
tombe
sur mon sexe
je perds son souffle
l'orage est égoutté
........elle s'est envolée comme une mouche....
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