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jaurai le cerveau-cage,emballé pour un rien
mutilé des absences inconnues
jaurai sans doute prévu de fuir un jour ou lautre
plutot lautre puisquil y est bien tard dedans
jaurai aussi la vue abolissant les sens
je consolerai tes peines entre neuf heures du soir et la liqueur
mordorée des plaisirs solitaires
tu tiendras ta tete endolorie
dans une bouteille vide,le vernis sur tes lèvres
aura lessence sublimée des fleurs inventées
des azurs de bitures en profit immédiat
ton parfum-chromosome pianotera mes indélicatesses
avec des touches aux résonnances muettes,du silence
y résonnant déjà dun air plein de vigueur
embaumant le subtil encore flasque
à lexténuation des jachères dabandon
ton visage gracieux aura cette forme imprécise
de mots désuets comme un silex poreux
et ce grain de beauté terminant de trembler
sous le regard oblique dune langue impatiente
les brefs contours sinueux du fleuve éjaculé
seront pales marées de fantasmes suspects
jaurai lintuition batarde en rythmes saccadés
battemments dailes sur une froissure despoir
celui qui nous ordonne de croire en quelque chose qui soit quelquun
de compagnie
je te vivrai en noirceur cannibale
on laissera les restes aux sectataires de tout
brisant les effluves dun sexe aboli
par un roulement doeil ,inerte,
vampyrisant les heures en retard dautre chose
jaurai mangé du pain depuis des lustres dans
quand tu viendras me voir dans mon réduit moisi
mais jattendrai la pluie fécondant le désir
comme il convient de faire en se curant le nez
devant la télé......
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