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Ecarter la terre
ouverture en souffrance
respiration de l'impossible
le sang palpite
passerelle vers l'abîme
où se perdent les bulbes
plantés dans ce qui semble l'absence
où tout s'entretient
profondeur d'empreintes invisibles
oublis d'enfance
rêves du grand-père
l'humus du présent travaille l'aorte
germe du souffle qui pousse les rentes
j'avance pistant le fleuve
il emporte vers la coïncidence
l'océan qui réunit
la terre où je plonge
s'écarte
mon sang en rouleaux
s'écrase sur les grèves de mes intrigues.
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