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Le marcheur
Déroule son âge sous ses pieds
Comme un fil tendu vers l'infini
Son départ est toujours
Le pas du monde
Sa seule identité
C'est la parole du vent
Et sa peau de soleil
Aux enfants émiettés dans son dos
Il lègue ses traces
Le chemin est son guide
Son seul compagnon
Il le suit d'un pas lent
Sans hâte de rejoindre
Son crépuscule
Mais toujours sa quête
Vague rêve enfoui
Dans une enfance caverneuse
Lui fait voir à portée d'il
Quelque chose de femme et de béton
Qui bloquera son pas
Pour le tisser à la terre
Le monde est buriné de ses voyages
Et tatoué d'aventures qu'il a dessinées
Son cur a pris racine
Au pays nomade de nos espoirs
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