Une photographie de Mari Mahr

Les chemins parcourus

de James

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On en veut plus. Non. On ne veut plus qu'ils y viennent à passer sous nos fenêtres, en long, en large et en travers, n'importe comment, devant notre porte, ou seulement qu'ils croisent notre chemin par mégarde, d'un air de ne pas le faire, mais en le faisant quand même.

Alors, désormais, on les détecte de loin, on les signale, on les repère, à la couleur, à l'odeur portée par le vent, à l'aide de tout un attirail, des panneaux, des pancartes. Et quand Michelle vient à s'en approcher, elle change rapidement de voie ou bien détourne le regard.

Pour elle, c'est bien plus qu'un simple enjeu politique, diplomatique, ou qu'une nouvelle tradition commerciale ventée par toute la publicité qu'en fait Le Baron sur les murs de la ville, et toutes ces fanfaronnades inutiles. Tout ça, c'est du remâché. On ne veut plus pratiquer les itinéraires de naguère, c'est tout. On les a jetés à la poubelle, pliés, cassés, ratiboisés, foulés au pied : On a battu les sentiers pour ne plus qu'ils y reviennent.




 

James