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Comme j'aime précipiter les heures
Les ouvrir en cascade les tourner en abîmes
Les mêler d'avenir pour les rendre meilleures
Car qu'importe le lieu si le temps ne se meurt
Comme je voudrais qu'on sème
Ces charmes qui m'affleurent
Ces courants qui m'essaiment
Sur les cendres d'hier
Que ces pages soient des fleurs
Comme si je savais la brise infime
Le vent des humbles la belle lueur
Si je savais rendre l'ardeur
Que ces heures soient des flammes
Chacune l'enfantement d'une vie pour ailleurs
Chacune l'épuisement de l'âme
Dans un sourire lumière
Comme je voudrais qu'ailleurs
Où nulle faim ne m'abîme
Un corps glorieux un corps bonheur
M'emporte dans un rêve sans peur
Comme je l'écoute ce fantôme
Où j'habite il n'est pas sans douceur
Nulle promesse d'homme
Qu'importent vos ailleurs quand mon temps n'a plus d'heures
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