Une photographie de Mari Mahr

Cahier d'heures

de Guy Ripoll

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Sommaire

 

Comme j'aime précipiter les heures
Les ouvrir en cascade les tourner en abîmes
Les mêler d'avenir pour les rendre meilleures

Car qu'importe le lieu si le temps ne se meurt

Comme je voudrais qu'on sème
Ces charmes qui m'affleurent
Ces courants qui m'essaiment

Sur les cendres d'hier

Que ces pages soient des fleurs
Comme si je savais la brise infime
Le vent des humbles la belle lueur

Si je savais rendre l'ardeur

Que ces heures soient des flammes
Chacune l'enfantement d'une vie pour ailleurs
Chacune l'épuisement de l'âme

Dans un sourire lumière

Comme je voudrais qu'ailleurs
Où nulle faim ne m'abîme
Un corps glorieux un corps bonheur

M'emporte dans un rêve sans peur

Comme je l'écoute ce fantôme
Où j'habite il n'est pas sans douceur
Nulle promesse d'homme

Qu'importent vos ailleurs quand mon temps n'a plus d'heures




Guy Ripoll