Une photographie de Mari Mahr

elle a de ces ailleurs...

de Godard Ferland

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- elle a de ces ailleurs qui font naufrage, toutes les pluies y sont sèches, les arbres couchés, le pas de l’enfant effacé. Naufrage à l’étanche au croissant des larmes. Un grain de sable sur le cœur, l’ennui qui se lève et ..crève au large le silence. Les retours sont en fuite, bouillonne ça et là un baiser vacant, un regard qui ne s’est pas fermé sous la pression, un baiser perpétré sans immolation..

tu es venu vers moi d’une plaie nouvelle, la mettant à ma bouche comme en un calice déserté de ses guipures d’autel, un chocolat, la douceur lente du soir, un champ de blé non coupé, tout ce que tes bras pouvaient dépeupler de ma vie, tu l’as mis à ma bouche. Tu es venu et je n’ai pas bougé, le cœur trop à terre pour déraper..

elle a de ces ailleurs qui se font carnassiers..




Godard Ferland