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Mes ailleurs s'envolent partout
Sur les poignées des valises
Sur l'églantine et la cerise
Sous la queue de l'herbe à matou
Et dans la poche du printemps
Où je fourre un papier de vent
Mes ailleurs rigolent de tout
De l'eau et du caillou qui joue
A ricocher sur mes genoux
Du ciel qui tombe noir de nuit
Et qui rebondit blanc de vie
Comme un ballon sous le soleil
Mes ailleurs se comptent en veilles
La nuit quand les étoiles s'ouvrent
Papillotes que je découvre
Bourdonnant du chant des abeilles
Mes ailleurs versent du bonheur
Sur le chagrin des matins
Quand l'araignée file de peur
Sous les meubles de son destin
Mes ailleurs sont toujours d'ici
Sans souci de leurs lendemains
Sur leurs talons toujours je suis
La trace de tous les chemins
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