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Il y a quelque temps, tu as voulu partir. Ailleurs. Rouen t'excède,
et les longues après-midis, et le froissement sans cesse
des arbres sous la pluie.
Mais tu es encore là.
Maintenant il y du soleil, et les squares vides poudroient. Les
bassins parfois te reflètent en silence.
Les bibliothèques sont fermées, les spectacles sont
mornes. Sans plaisir et sans volonté, tu guettes jusqu¹au
soir de rares passants, un livre sur les genoux.
Demain viendra sans que tu te sois vraiment ennuyé. Le ciel
se fait plus changeant, les gens plus nombreux sur les trottoirs
quand tu rentres tard sans avoir vu personne
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