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Ailleurs quelque part en pays gourmanché,
au Burkina
Ici,
tout est naissance douloureuse
le voyage qu'on ne fera pas
la vie à l'étroit des herbes
rouges et rugueuses
et les profondes montées de soi.
On rêve tendre et frais
une pluie de pollen
un désir de mousse
une caresse de brume.
L'ocre s'insinue
dans l'argile des mirages
sur tous ces chemins tracés
par l'essentiel.
Soudain
le vert éclate
inattendu insolite
aigu comme un cri.
L'ocre domine le ciel vide
où la mort plane
à contretemps
où la mort hurle en tournant
sans amour.
Le cri d'en haut
explose
en rires acides
et guette
la faiblesse l'abandon
la cassure
On voudrait crier
aussi
si le cri prolongeait la vie !
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