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«Cest bien... ça!», ce leitmotiv est en passe de devenir au Théâtre aussi célèbre que «Atmosphère, atmosphère....» ou «Quest-ce que je vais faire? Jsais pas quoi faire!...» le sont devenus au cinéma!...
Dabord, il y a la toute première fois, celle où le spectateur découvre fasciné la pièce de Nathalie Sarraute «Pour un oui ou pour un non» avec son bagage de susceptibilité, de condescendance et son rapport de force entre intimités menacées!...
Tous ces sentiments proustiens qui développent en interne une sensibilité décorché vif, transgressant allègrement les zones dombre de lamitié!...
Cest une histoire dhommes; il y a H1 face à H2 que le couple H3 et F abandonnera définitivement à leurs tourments sans prendre partie !...
Aussi par la suite, le spectateur éprouvera lenvie convulsive de se coltiner à nouveau et toujours plus avec cette situation à jamais esquissée par lauteur et qui désormais ne pourra plus sépuiser que dans limaginaire des familiers de H1 et H2, ce duo ne formant peut-être quune seule et même personne!...
Cest précisément à cet endroit que les comédiens entrent en scène avec leur charisme personnel et laura qui sy projette nécessairement de manière contradictoire!... Ce pourrait être par exemple Samy Frey et Jean-François Balmer à la Comédie des Champs-Elysées, ou ici Hugues Quester et Jean-Damien Barbin à
lAtelier, en reprise de la Colline.... Rien ny fera!... La personnalité de ces acteurs fera, sans doute pour le meilleur, écran avec lidée que le spectateur se fait de H1 et H2!...
Et cest justement pour cela quil y retourne le spectateur, tentant à chaque fois de percer le mystère de cette pièce qui lentraîne dans les méandres de linconscient collectif!...
Que Jacques Lasalle ait choisi ici lesthétique de faire déclamer par Hugues Quester «Cest bien.....ça! », sous le regard délibérément médusé de Jean-Damien
Barbin, implique une schizophrénie latente qui telle un boomerang surgit de cause à effet, dès que les mots magiques sont prononcés!....
Quimporte donc le parti pris de mise en scène et dinterprétation, pourvu quon en ressente la sensation de vertige infini qui accompagne inexorablement cet espace indicible entre le «Oui» et le «Non», entre soi et soi!...
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