juin 2002
 

une photographie de J-P Bredenbac

 

 


Présentation du texte en prose choisi par le comité de lecture pour le mois de juin 2002

par Nicolas Maccalli

 
« La vieille dame seule » de Michel Ostertag est le texte que nous vous présentons aujourd’hui malgré quelques difficultés de jugements en ce mois de juin. Le choix s’est porté sur le travail effectué, certains détails touchants et une histoire qui sensibilise.
L’écriture est intéressante même si très « appliqué » (nous dit Catherine
Raucy). Quelques maladresses sautent aux yeux, mais le fil de l’histoire reste assez régulier et nous attire à vouloir lire d’un trait et savoir la fin de la nouvelle.

Cependant une phrase de Lise Willar m’a sauté aux yeux. Je cite :
« Evidemment, l'histoire de cette dame âgée est écrite pour émouvoir le lecteur mais pour une ancienne actrice et comédienne, Léa aurait tout de même pu faire mieux que de passer sa vie à Monoprix et de remâcher sa peine en contemplant les photos d'autrefois. »

En effet, un texte peut-être pas tout à fait réel mais sait-on jamais ! La vie
réserve souvent des surprises. Et pour les jeunes novices en la matière qui
s’aventureraient ici, dites-vous qu’elle n’était pas si bonne comédienne que ça cette Léa ! Ainsi, le texte ne vous fera pas l’effet précédent.

En espérant vous offrir plus de prose le mois prochain, accompagnant notre James mensuel qui ne nous lasse pas avec ses Monstres et nous emmène ce mois-ci sur des chemins tout aussi étranges et originaux qu’en Mai.

Fabrizio et Florence vous ont-ils plu dans la troisième partie ? Et Madame Fabienne ? Ne vous a-t-elle pas mit les nerfs à vifs ?

Il y avait aussi Juliette qui nous donnait envie de la connaître, par une simple phrase lancée. En bref, tout un monde que nous aimerions rencontrer, toucher de plus près. Vous avez aimé les personnages du mois dernier, mais ce mois-ci, ceux qui nous rendent visite sont bien plus attachants et encore plus bizarres. Pépé Lucien et son jardin, lieu magique en tous points, l’homme qui s’effeuille sans sa canne, de quoi remplir tout un village imaginaire. Et puis y’a le sourire en coin qui se ressent dans certaines histoires, avec cette douce cruauté qui ne nous donne même pas envie de rager. Et les histoires que l’on peut trouver dans une flaque ? Vous y avez déjà pensé ? C’est plutôt étonnant ! Et si réel pourtant…


Enfin, encore de quoi se régaler pour juin. Et bon appétit les Monstres !



Nicolas Maccalli