L'Ouvre Boîte

 

 L'Ouvre Boîte
Association littéraire et poétique de la plaine de France
Directeur de publication : François Fournet
62 rue Robespierre
95100 Argenteuil
Abonnement et adhésion de 4 numéros/an : 22 euros
Prix au n° : 6 euros

http://membres.lycos.fr/ouvreboite/
e-mail : ouvreboite@lycos.fr


L'Ouvre Boîte est une revue éclectique, qui est surtout centrée sur la publication des textes. Su chaque numéro (50 pages environ de format A5), ce sont de 20 à 30 auteurs qui sont publiés, certains sont connus, d'autres le seront peut-être un jour.  On peut également y trouver des articles généraux sur la poésie, ainsi qu'une revue des revues.

L'Ouvre Boîte, n°47


Ce n°47 s'ouvre sur l'édito de François Fournet, par une interrogation sur le besoin de reconnaissance des poètes, qu'il connaît si bien. Il apporte à cette question une réponse toute personnelle : "(…) il s'agit de plonger dans le brasier toujours libre de notre propre vérité pour offrir le meilleur de nous-même ". Sans doute plus facile à dire qu'à faire, mais la proposition est là, à chacun de s'en saisir s'il le souhaite.

Une vingtaine d'auteurs pour cette fournée (l'horrible jeu de mots !).
Saluons la présence en tête du recueil, d'André-Louis Deschanel, un des premiers auteurs publié sur " Ecrits…vains ? ", qui nous offre un poème d'amour, (un de plus diront certains, mais comment éviter ce thème en poésie ?). Ici, il s'agit de l'amour vu comme une descente des espaces infinis vers le regard de l'être aimé, une mise en perspective entre l'infiniment lointain du cosmos et l'infiniment proche pour le cœur. Très réussi…

Deux auteurs ont également retenu mon attention.
Patrice Louvet avec " le puits de mémoire ", un poème mélancolique sur les souvenirs, les regrets :
Le temps a clos la porte du temps
Dans un murmure, un soupir,
J'ai abandonné mes désirs
Aux chaumes des moissons
. "
Avec une très belle chute : " Au puits de mémoire / les mots rêvent de soleil "

Fatima Beghdadi nous offre avec " le mur ", un texte subtil sur la difficulté d'être, l'enfermement voulu, choisi ou peut-être imposé : " mais le mur est toujours là et me nargue de sa hauteur ", nous dit-elle en conclusion. Une écriture qui va à l'essentiel, sans fioriture, forte. A suivre…

Parmi les regrets, l'article de Maggy de Coster, dont l'intitulé était très alléchant : " Une autre poésie, H comme Haïti ". On pouvait s'attendre à découvrir la poésie haïtienne, des auteurs encore inconnus pour nous. Hélas, il s'agit simplement d'un résumé sur l'histoire de Haïti, que l'on peut plus ou moins retrouver, sans doute, sur n'importe quelle bonne encyclopédie. Et le fait d'énumérer quelques noms d'auteurs contemporains (Ignace Nau, Coriolan Ardouin, Antoine Dupré) ne satisfait guère notre curiosité. Nous espérons que Maggy de Coster nous proposera bientôt une suite un plus fouillée que ces quelques noms, une approche plus précise, exemples à l'appui, de ce qu'est la poésie haïtienne contemporaine.

J.T.