| Inédit
nouveau
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| 11 av. du Chant dOiseaux 1310 La Hulpe Belgique Directeur : Paul Van Melle
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Inédit Nouveau 139 Jeanine Dion-Guérin : Dans le silence tangible/ quon
aimerait toucher/ des notes émiettées/ clament leur solitude Ariane François-Demeester : Lécriture
travaille/ loin de sa main/ au plus occulte de sa sève : Marie Bataille : Mon il forçait la
transparence/ où tout était de nudité/ Arielle Pauwels : une fissure dans ma mémoire/
sépare ce qui fut/ et qui ne sera point/ Mon corps/ se résigne/ devant lultime
solitude/ implose/ épuisé. Inédit Nouveau n°138 Il a découvert le site de Jean-Marc Riquier « Faits contre
faits » quil considère comme un site dautoédition. Il se méfie (outre
mesure à mon avis) de labondance des sites poétiques qui fleurissent de manière
anarchique : Le risque est daugmenter
encore la difficulté de choix des internautes. Heureusement la qualité est ici
sauvegardée
ce qui est loin dêtre le cas dans labondance folle des
sites vraiment trop personnels. De Renée Laurentine : chercher un itinéraire / de paroles/ traverser des
carrefours/ raturés déchos/ franchir en clandestin/ les frontières du Verbe. Xavière Remacle Inédit Nouveau n° 137 "Comment subir le chatouillis des feuilles, comment se mouiller à la rosée descendue de l'herbe à la terre nue ? [ ] Restitue les ciels délicats lorsque l'ardeur solaire les rend durs. Il importe, il est important d'oublier le trop simple regard et de retrouver les sensations nocturnes."
"Ton regard me
prononce et je sais où nous inventerons ensemble l'océan.; Paule Domenech, bien connue du monde de
la poésie ; Philippe Leuckx dont on peut lire un long poème se déroulant comme
un beau serpent qui danse Marie Bataille Inédit
nouveau N°136 octobre 99 Paul Van Melle se décolère pas contre linjustice du monde. Il affirme dans son éditorial le pouvoir de résistance de la littérature, celle qui parle vrai et qui finit toujours par avoir raison des discours officiels. Il propose dans ce
numéro des textes dont la qualité est irréfutable. Mais je regrette de ne trouver dans
ces pages que des valeurs sûres, des auteurs confirmés qui sont tous nés entre les
années 20 et 40 : Jean Chatard, Armand
Olivennes, Micheline Debailleul, Mélanie Lafonteyn, Jean-Michle Klopp, Pol Laurent. Cela
pose question : où est la nouvelle génération ? Quécrit-elle de
valable ? Quelle forme pour la poésie actuelle ? Ne peut-elle pas être
reconnue par les anciens ? Parmi les
voix « jeunes », je remarque Carole
Dailly, mais je suis plus convaincue par Laurent
Billia : Si je résiste au froid/ Si les
rires ne mimposent un vêtement/ Enfin le silence du monde ?/ Le silence du
monde/ Poème/ Japprends mon alphabet/ Ce lumineux lendemain. Dans la rubrique « A tous les échos », Paul Van Melle récuse le clivage « prose / poésie » et préfère la distinction textes longs/textes courts. Inédit Nouveau accueille les textes courts. Paul Van Melle réagit au mot du comité du site
"Ecrits
vains ?" (linsoutenable légèreté du web). Il loue
notre effort de sélection mais nous promet bien des difficultés avec les poètes qui croient que tout leur est dû. Inédit nouveau n° 135 Paul Van Melle écrit à la grande poétesse belge, Marie-José Viseur, décédée récemment. Il évoque leur amitié, sa collaboration aux activités du GRIL, sa fidélité à la revue Inédit nouveau à laquelle elle envoyait régulièrement des textes. Il préfère se souvenir de ses vingt trois livres plutôt que de ses quatre-vingt quatre ans. Ce numéro 135 est à la hauteur de la poétesse à qui Paul Van Melle rend hommage. Beaucoup de bons textes ! Surtout ceux de Marcel Hennart, Gérard Pinsart qui compare les mots à des arbres (Mes mots ont disparu dans un incendie de forêt),Bernard Schürch (Mhabite la nuit,/ Déserté de moi-même/ ségarer/ vers des terres doutre-monde,) un court texte en prose (La Machine) dAlain Tchungui dont javais remarqué lhumour dans un numéro précédent. Un autre, Jécris, je crie de Marc Bochet. Marie-Anne Stevens évoque le plaisir de lire de la poésie : Je lisais, / chaque phrase du poème se brisait de douleur / Je lisais/ et chacun de mes nerfs connaissait lapaisement./ Nous retrouvons également Céline Varenne et Marie Bataille dont japprécie particulièrement " fusion " : Et dans la force même du silence/ on entendait gronder les eaux jubilatoires/ A la bouche des pluies/
Dans ses notes, Paul Van Melle fait écho aux dernière publications. Il regrette le changement de format des éditions des Carnets du dessert de lune (mais moi jaime bien ). Sous la rubrique " cyberrevues amies ", il parle du site de Silvaine Arabo et dEcrits vains, avec plus de détails que la dernière fois. Pas facile pour quelquun qui na pas Internet. Merci Paul Van Melle ! Xavière Remacle
Inédit nouveau N°134 septembre 99 Dans lédito, Paul Van Melle samuse des superstitions que lapproche de lan 2000 et autres éclipses a réveillées. Saluant la sortie du livre " Pour une apologie de Pierre Corneille " de Jean-Paul Mestas (la revue Jalons), il met en garde contre lavant-garde. Il se défend bien sûr dêtre ringard, mais invite à se méfier du snobisme en la matière. Un bon moderne maîtrise ses classiques. Dans ce numéro Paul Van Melle semble avoir décidé de présenter un peu plus longuement ses auteurs parmi lesquels Silvaine Arabo, Paule Domenech, Marie-José Viseur, Paule-Marie Duquesnoy, Yamina Mouhoub (épouse de Claude Hamelin). Jaime beaucoup les textes de Micheline Debailleul : Quand le soleil sefface/ les chemins se rétrécissent/ jusquau tréfonds des consciences/ le style inclassable de Patrick Devaux : une nausée/ de couleurs/ dans les regards/ deux poètes belges que je verrais volontiers sur le site Ecrits vains. Ceux de Yamina Mouhoub aussi dailleurs : quand la douleur/ se loge/ au creux de la raison/ quand la raison / se perd/ au fil des questions/ Dans la rubrique " sites ", Paul Van Melle parle un peu mais TROP peu de Marie Bataille et du site Ecrits vains. A quand des échanges de textes et dauteurs ? Je ne peux que le souhaiter. Xavière Remacle Inédit Nouveau n°133 Dans léditorial, Paul Van Melle évoque les revues qui ont la chance de durer. Il en voit de deux sortes : celles qui se consacrent à la recherche et celles qui privilégient laccueil aux nouveautés. Il insiste sur la nécessité dêtre " libre de ton " et ajoute : la chance des revues cest dêtre choisies pour ce quelles tentent et non pour leurs moyens financiers. A chaque revue de trouver son lecteur. Il se réjouit des nouvelles possibilités offertes par Internet, mais, avec Yves Heurté (qui sexprime sur la question dans Le Carnet Interdit), il sinquiète de ce que la visualisation sur écran lumineux nincite guère à intérioriser la lecture. Parmi les poèmes, je relève ceux de Yannick Girouard, de Roland Nadaus, de Marian Nakitsch (Croatie), de Paul Laurent, animateur de la revue " LArche dOuveze " : ici le vent ne pénètre/que dans leffroi/les murs soutiennent le regard/et les ombres porteuses/accusant toute verticale dérive/marquent un somme de long égarement/ Xavière Remacle Inédit nouveau N°132 Un éditorial émouvant où Paul Van Melle dévoile pudiquement un peu de ses souffrances, les épreuves qui ont jalonné sa vie bien remplie et pourquoi il reste persuadé quil faut rester optimiste au travers des pires drames. Un beau poème de lUkrainien Yurij Zavhorodnu : le soleil/les pluies/le vent/évitent le village mort/la dernière lettre de son nom/brûle se consume/ ( ) puis de nouveau revient cet éternel/comment et qui tracera la limite/entre la vérité et le mensonge/ Lorthographe française vue par Alain Tchungui (français dorigine camerounaise) dans un texte plein dhumour. Je reste une inconditionnelle de Marie-José Viseur, une grande dame de la poésie belge (née en 1915). Ce qui mimpressionne, cest légalité de son talent de texte en texte. Je ne résiste pas au plaisir de citer un long passage : Se réfugient dans tes yeux/mes patrimoines/mes glèbes/mes broussailles/lhumus de mon terroir/ lévangile de ma route/ Mon paquebot aux routines des eaux/ et cette poigne dangoisse/au bord/du naître et du renaître en dautres continents/qui ne me reconnaissent. Je retrouve aussi avec plaisir " soledad " dIsabelle Nouvel, extrait de " Champs Obscurs ". Xavière Remacle |