Incertain regard

 

B.P. 146
78515 Rambouillet Cedex
France
Directeur de publication : Hervé Martin
http://www.chez.com/incertainregard/
Email : incertain.regard@chez.com

Cette revue est la version intégrale sur papier du site du même nom. Une façon de toucher deux publics en même temps : les internautes et les lecteurs traditionnels. Ne vous laissez pas tromper par le nom de ce bulletin : son regard n’est pas si … incertain, en tout cas son goût est sûr. Beaucoup de bons textes au cm2 (une quinzaine de pages), une présentation aérée (1 à 2 textes par page), une structure classique : un invité, un choix de poèmes, l’actualité littéraire, notes de lectures et présentation de revues.

Incertain regard n°8

 Plutôt qu’en faire le détail, je vous invite à consulter la dernière édition  d’Incertain regard  entièrement en ligne sur http://www.chez.com/incertain-regard/. Je peux déjà vous dire que je suis très intriguée par l’ambiance féminine qui émane des textes du poète invité, Guy Goffette et son livre « Eloge pour une cuisine de Province » édité chez Champs Vallon J’ai dit ailleurs (cfr Parterre verbal N°32) que je ne croyais pas à la poésie féminine (encore moins écrite par un homme !) et je persiste. Mais je crois au vécu féminin et Guy Goffette a l’air de s’y connaître pour qui la fréquentation assidue de la cuisine s’apparente à une quête de l’éternel féminin, à un retour au mystère de ventre maternel, ventre qui peut cacher d’indicibles souffrances : Il arrive qu’aux femmes sous le boisseau/ le vent d’automne apporte les noms mêlés/ des enfants qu’elles n’ont pas eus/ que se gonflent soudain/ leurs vêtements et les cases vides/ de l’armoire à photographie.

 J’ai aimé Jacques Canut (tant de piètres poètes m’avaient découragé de la poésie), Jean Cussat-Blanc (Ode à Louise Michel), Vincent Labrot, Hervé Martin qui laisse des blancs dans les phrases où le lecteur peut respirer : L’air même                 le souffle de vent rappelle/ dans son long râle                            la  parole entamée de l’absent/

Attention à Erich von Neff quand il nous ramène ses putains cocaïnomanes, infréquentables mais combien fascinantes:  Dans la chambre pavée de miroirs/ en compagnie de la prostituée aux ongles verts/ Les réflexions de nos corps/ Nous suivaient en séquences fragmentées/

Xavière Remacle


 

Incertain regard n°7

Les lecteurs se plaignent de la difficulté à se procurer des revues de poésie en librairie. Heureusement, Incertain Regard existe en version complète sur son site.

Dans ce numéro, Hervé Martin invite Patrice Delbourg, édité par " Le cherche midi ", prix Appolinaire 1996 pour son recueil L’ampleur du désastre. : le silence ahuri reste ma seule langue maternelle/ pour tous ceux toutes celles que je n’ai su aimer.

Suivent des poèmes de Catherine Delamaire, Jérôme Habrant, beaucoup de Louis-Marie Roussiès, très inspiré par l’hiver. J’ai particulièrement apprécié ceux d’Hervé Martin qui joue avec les mots et la mise en page (difficile à retranscrire ici) : Par deux/ trois/ groupes/ épars/ hommes femmes/ en chausses/ pour la marche/ le regard/ les arbres/ Reflets.


Incertain Regard n°6 Printemps 99

Hervé Martin analyse longuement Anatolie, l’ouvrage de l’invitée Marie Etienne, paru chez Flammarion en 1997. Il en propose quelques beaux passages qui ont un air de carnet de route : Localiser la voix qui se déplace/Qui lance des appels de tous les points/Du paysage et qui ne répond pas/Quand j’interroge/ Si c’est un jeu il est/Cruel/Je choisis l’immobilité/ Peut-être nous rencontrerons-nous/

J’aime le texte d’Emmanuel Hiriart et surtout Arbre et Bord de mer de Louis-Marie Roussiès.

Xavière Remacle