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Hématomes crochus

 

 278 avenue de Fabron
Villa Plein Vent
06200 Nice

Revue « littéraire bizarriste » consacrée à la nouvelle dont le titre dit long sur l’atmosphère des textes sélectionnés : ça laisse des bleus et des griffes. Hématomes crochus organise chaque année un concours de nouvelles, invite régulièrement un auteur dans ses pages, livre une excellente chronique des revues et des critiques de livres. Une revue très complète qui fait de bons choix. Que pourrait-on lui reprocher ? Ah oui !  La pré-sen-ta-tion : une facture qui rappelle l’ère préinformatique (vous vous souvenez… la machine à écrire ?) Et puis…il est très mal relié. Ne le lisez pas dans le métro, vous y éparpillerez vos pages


 Hématomes crochus n°6

 Je corrige ce que j’ai dit : Hématomes crochus n’est pas une revue consacrée à la nouvelle (ce numéro-ci  contient des poèmes), Hématomes crochus n’est plus mal relié (ils ont changé d’imprimeur) même si le graphisme est à revoir. Par contre, je persiste : H.C. est très bizarre, décapant, polémique. Un courrier des lecteurs SAIGNANT,  (le forum bleu d’Ecrits vains, c’est de la petite bière à côté) où l’on n’hésite pas à s’envoyer des insultes dans la droite ligne situationniste. (la lettre de Gérard Lemaire est un vrai poème).

La revue des revues,  très fouillée, n’a pas froid aux yeux. Parmi les petits chouchous : Décharge, Pris de Peur, Parterre Verbal, Poésie Première, Brèves. Ceux qui en prennent pour leur grade : Alexandre, L’Art Brutal, Florilège…

Un article très intéressant dénonce le conformisme moral du traité d’érotologie de Sarane Alexandrian prenant le contre-pied de l’enthousiasme de Paul Sanda (voir Pris de Peur sur l’éros).

Un article dont je ne vois pas l’intérêt ouvre un débat sur le film « The independance day ». Il eut été plus intéressant de parler  du film parodique « Mars attack » .

Très important : le règlement du prix H.C. 2000. Tous à vos plumes.

Xavière Remacle 


Hématomes crochus n°5

 Le tiercé dans l’ordre du concours 1998 : Georges Puech-Maurel, Gérard Levoyer, Dominique Flahaut. Chaque auteur se présente et le jury explique ce qu’il a particulièrement aimé dans sa nouvelle. Du bizarre et rien que du bizarre comme annoncé sur la couverture

Le premier prix : Mouvement pendulaire est gore à souhait. Rendez-vous compte : un couple de délinquants condamnés par le tribunal au coït indéfini jusqu’à ce que mort s’en suive ! Le deuxième prix est du même tonneau : Comme un gant met en scène une héroïne dont la peau est élastique.. J’ai préféré le troisième prix Grand couillon de Dominique Flahaut.

Jean-Louis Larose est l’invité de ce numéro. Il évoque son parcours, déclare qu’il écrit pour ne pas perdre ses idées et publie, non pour en vivre ou être reconnu, mais pour être « jugé impitoyablement » (pas un peu maso ?). Il aime le genre noir qui permet toutes les transgressions. Suivent deux nouvelles qui parlent de couples en perdition et de meurtre comme il se doit.

 

 Xavière Remacle