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Froissart 89

159, rue du Quesnoy
59300 Valenciennes
France

Directrice de publication : Sylvie Schellenberg

Pas de doute en l’ouvrant, voici la grande sœur de Poésie Première : même présentation et mise en page, même style et qualité de textes. Fondée par Jean Dauby, Froissart 89, associée aux éditions du même nom, existe, comme son nom l’indique, depuis 1989.

Elle organise chaque année le prix Froissart-Jean Dauby et sélectionne parmi les manuscrits reçus quatre recueils par an. Une revue exigeante, à la recherche d’écritures modernes et abouties. Elle annonce la couleur en 3ème de couverture : Le centre Froissart s’oppose aux organismes qui, aux lourds dépens des poètes, éditent des textes quelle que soit leur médiocrité.

FROISSART 90
Automne 1999

Livré avec deux recueils :
-    Les javelles du temps, de Jean-Louis Bernard
-    Arbre savant, de Gilles Brulet.


Comme toujours, la qualité des textes est au rendez-vous avec ce numéro. On peut lire l'article de Sylvie Schellenberger quelque peu désabusé, certes, mais qui n'invite pas moins les amoureux de la poésie à persévérer dans l'écriture : "Les arbres que nous plantons porteront-ils des fruits dans un an ? Dix ans ? Cent ans ? Porteront-ils même des fruits ? Serons-nous là pour les voir ? Peu importe. Il importe seulement de planter et de le faire le mieux possible, les fruits ne nous appartiennent pas."
Les poètes publiés dans ce numéro rivalisent de talent. J'ai apprécié, en particulier, les extraits de "Comme un tremblé de lumière" de Roger Thirault :"Il y a dans ce paysage de cuivre et d'or comme un engorgement de vie sauvage, l'évidence rouge d'une perdrix jaillie des cornouillers l'extase au cœur à l'envol de ce coq de bruyère.
Une iridescence qui me pénètre de vibrations jusqu'à la crête de vie."
De beaux textes, aussi, de Cédric Le Penven, de Jean-Claude Coiffard, d'Alain Fettig, d'Emmanuel Hiriart, de Luce Guilbaud…
Dans la rubrique "Chemins de lecture", Nathalie Cossart fait l'éloge du recueil de Silvaine Arabo, Le Fil et la Trame : "C'est un recueil qui ne se lit pas, entendons, pas d'une traite, pas d'une lecture cursive… C'est un recueil qui se fréquente, se feuillette, incite à la méditation, à la ré-action…"


Marie Bataille


Froissart 89 été 1999

Dans ce numéro : accompagnée d’une invitation expresse à envoyer ses manuscrits pour l’an 2000, qu’on se le dise, l’annonce des quatre recueils sélectionnés pour les Editions Froissart 1999 : La semaison des signes de Roger Gonnet, Les javelles du temps de Jean-Louis Bernard, Arbre savant de Gilles Brûlet, Contrechants de Joseph Ohmann-Krause. Ainsi que des extraits d’autres recueils qui ont retenu l’attention du comité de lecture. Je ne sais pas si c’est un hasard, mais le thème de la nature semble être à l’honneur dans tous les textes présentés qui partagent une même ambiance contemplative. Chemin, saisons, les quatre éléments sont des thèmes récurrents.

Philippe Charzay et ses Pierres à polir : Accueille/ouvre les bras/ le vent ne vient jamais seul/ Tu vis/ ça t’étonne / tu comptes les jours.

Emmanuel Vallet et des extraits de Etoiles et autres veilleuses: Marée haute de lanuit,/ un ruissellement de vie décape la porte/ de nos gestes clos./

Silvaine Arabo parle de sa démarche picturale dans Totems et temps forts.

J’aime beaucoup Boris Nicaise  et son recueil Chargé d’un poisson comme d’un miroir: Entre soumission et refus,/ le conjugaison des différences/ reste le mode de recul des eaux./

Claire Burgos annonce : Je suis là/encore/ broyée par la fièvre/ dans un rai de soleil/

La rubrique " approches " présente l’itinéraire poétique de Josette Ségura qui dirige les Editions " L’arrière Pays " : Malgré nous ce silence de plage désertée,/silence qui nous habite en parole reconnue,/ nous sommes les détournés qu’un ailleurs met au monde.

Xavière Remacle