Comme en poésie

Responsable de publication : Jean-Pierre Lesieur
2149 AV. du tour du lac
40150 HOSSEGOR

http://perso.wanadoo.fr/jean-pierre.lesieur/

 Abonnement : 70 F pour quantre numéros, ou bien 20 F le numéro


Jean-Pierre Lesieur remet ça ! Infatigable, convaincu et convaincant, il lance une nouvelle revue : « Comme en poésie ». D’entrée il met les choses au point : « la poésie est une et pas l’apanage d’un petit nombre de mandarins et de mandarines initiés. »
Format A5 agrafé, couverture rouge, classique et sobre, sans fioritures, une mise en page qui permet d’éviter de coûteux  imprimeurs. Travail artisanal et correct.

JPL fait donc tout dans sa revue : il choisit les textes, met en pages, répond au courrier, assure le service de presse, reçoit aussi tout seul engueulades et félicitations.

Il cherche (et vous y trouverez donc) une poésie « accessible par tous  et faite par quelques uns ». Donc, vous trouverez dans ces pages : poésie, humour, dérision, sachant, nous dit-il, que la poésie doit aussi savoir rire d’elle-même.

Voici une nouvelle expérience très sympathique, qui mériterait amplement de réussir, c’est à dire d'être lue et appréciée par  le maximum de lecteurs.


 Comme en poésie n°1

Un choix très divers dans ce n°1, qui montre bien l’éclectisme de Jean-Pierre Lesieur. Après un poème de JPL « conseils », qui donne le ton plutôt rebelle de son auteur, Jean-Louis Massot ouvre le bal avec quatre poèmes, et nous raconte l’automne dans « compter les hirondelles » :

 « nos envies sautillent
comme ces bulles d’eau
que font les gouttes
dans les flaques »

Une large place est faite au site « Ecrits…Vains ? », signe du désir de JPL de relier la publication sur le web avec les revues papier, on peut donc trouver des poèmes de Emmanuel Hiriart, Silvaine Arabo, Marie Bataille.

JPL nous présente aussi une poétesse mystérieuse, Victoire Flassigny, au nom sonnant comme un pseudo victorieux :

« Me vautrer dans le ventre de la banquette crevée, dans son rembourrage moisi, corne craquelée contre métal rouillé, mais tout autour de moi qui croient dur comme glace que le fond de l’air est frais et qu’ils exagèrent de faire encore grève : alors je crochète mes doigts et la banlieue évite mes regards. » écrit-elle dans « banlieue de vie ».

Et puis et puis… des articles de JPL, un feuilleton conte, une revue des livres. Ce qui manque ? Un sommaire sans doute. Attendons le prochain numéro.

 


Jacques Teissier