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« Il suffit
parfois de lépiphanie dune image pour
que le langage dun coup se plombe et sépuise et que
la pensée ségare. (
) Et si la mort sen venait,
en
de tels instants, pour nous saisir, elle ne trouverait
personne, -juste une écorce dêtre. Une écorce toute
craquelée détonnement, de songe nu. »
La pleurante des Rues de Prague, Sylvie Germain
« dites, que la nuit reste ouverte*"
Je voulais vous prévenir :
je navais pas rempli ma nuit.
Je me versais toujours en retard sur les horaires des lits
dans ce bois ouvragé de patience.
Non, voyez-vous,
c'est la nuit qui me remplissait.
Cest pourquoi, il ny pas de couvercle sur mon tombeau
lombre de ma peau suffit.
Vous gravez des remèdes
à lenfantement des sources.
Mais toujours sous la plage
la mer a soif.
Vous avez raison :
un seul homme ne suffit pas à une naissance.
Alors, faute de mieux, je vivrai,
ne men voulez pas.
J'irai vider mes nuits
ou les nuits me videront.
Comme on époussette les dernières notes d'une fête
d'un coup de balai doux
sur le pas de l'obscurité
juste avant que ne se dresse la table de l'aube.
*« Un peu dor dans la boue
», Guy Goffette
4 février 2001 |