Derrière le voile
une présence s'immisce
dans le feu des mots
sous la peau
sillonne les prés de la mémoire
s'apaise aux commissures des lèvres
qu'un souffle anime
dans la fange des aurores
abreuvées
à la source de l'écume
que les vagues transportent
jusqu'à l'angle des corps
inaltérables
inaltérés
déchirée
l'histoire se faufile
dans le blanc
d'un prénom
absolu
(Les Visages du
temps, 1999) |