Qui était Pierre de Coubertin ?

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Le Petit Larousse Illustré nous donne les premières indications : "Coubertin (Pierre de). Paris 1863-Genève 1937. Educateur français. Il a rénové les jeux Olympiques."

Oui, mais encore ?!

Pour en savoir plus, je suis allé sur le moteur de recherche Google où j'ai trouvé des sites et une encyclopédie qui m'ont fournis les renseignements que je cherchais.

Mes questions étaient nombreuses et je dois avouer que tout au long des différentes épreuves des J.O du mois d'août dernier je suis resté sur ma faim quant aux détails de la biographie de ce mécène.

Je vous propose de donner ici ce que j'ai pu glaner :

À l'âge de vingt ans - nous sommes en 1863 - Pierre de Frédy, baron de Coubertin, prit conscience que notre propre pédagogie, routinière et basée sur l'autorité ne valait pas ce qu'il avait vu en Angleterre. À son retour, il prôna l'école du rugby qui était pour lui une institution génératrice de force sociale et une préparation expérimentale à la vie.

Quelques indications sur ses origines :

Pierre de Coubertin était d'origine normande. Il avait passé sa jeunesse dans le château familial de Mirville, près du Havre. Il avait renoncé à une belle carrière militaire qui lui était promise ainsi qu'à un engagement en politique. À 24 ans, il décida que son but dans la vie serait de servir la France en réformant son système éducatif qu'il jugeait désuet et sans imagination.

Il poursuivit, par des voyages fréquents en Angleterre mais également en Amérique, à affirmer ses connaissances en matière d'éducation et de pédagogie en notant l'importance qui était donnée aux sports et à l'éducation sportive. Dans son idée de réforme, il place au premier rang les jeux éducatifs bien avant l'athlétisme allemand militarisé ou la gymnastique suédoise. Il voit dans le sport un générateur de vertus morales, de stoïcisme. Il voit dans le sport la forme moderne et laïque de l'ascétisme. Il pense aussitôt à l'Olympisme comme une école d'énergie, bien plus qu'un culte voué à la beauté. Parallèlement à son idée d'Olympisme, Pierre de Coubertin pense à réformer l'enseignement éducatif Français. D'autant que la Défaite de 1870 pèse lourd dans les esprits de certains patriotes. À ses yeux, l'avenir de la société française passait par une réforme en profondeur de son système éducatif. Par de nombreux articles et livres, il dispense sa pensée, fortement inspirée des méthodes anglo-saxonnes.

Pierre de Coubertin est lui-même un sportif accompli et pratique la boxe, l'escrime, l'équitation et l'aviron. À ses yeux, le sport pouvait être un tremplin pour retrouver une certaine énergie mentale.

À cette époque, c'était rarissime de trouver un Français (qui plus est, un Parisien) aussi anglophile que Pierre de Coubertin et les terrains de sport d'Eton ont contribué à développer chez lui le sens du commandement et à affermir le lien entre le corps et l'esprit que les Grecs avaient si bien compris et que lui, Pierre de Coubertin, rêve de voir ressusciter.

Il faut savoir que ses parents étaient des artistes qui surent donner à leur fils la passion de l'éducation, passion qu'il conserva toute sa vie. Il portait un regard critique sur la société française de son époque. Il considérait que son éducation était trop fragmentaire et que l'individu n'était pas pris dans sa globalité. Il définit le concept de l'Olympisme comme étant l'union du sport et de la culture.

Son idée de recréer les jeux Olympiques antiques fut accompagnée par un engouement pour la Grèce antique et les fouilles qui s'y déroulaient.

Il commença par annoncer à "L'Union des Sociétés Françaises des Sports Athlétiques" dont il était secrétaire général son idée d'Olympisme. Personne ne crut en lui ni en ses idées. L'immobilisme de ses pairs ne le découragea pas et le 23 juin 1894, il fonda le "Comité International Olympique" au cours d'une cérémonie à l'Université de la Sorbonne, à Paris. Il avait alors 31 ans !

Les premiers jeux eurent lieu deux ans après à Athènes, puis, à Paris quatre ans après. Il faut dire que ceux-ci n'eurent pas un succès planétaire ; l'intérêt du public se portait plutôt vers les foires internationales qui, à l'inverse, attiraient une foule considérable.

Il fut Président du CIO jusqu'en 1925. En raison de la Grande Guerre, il obtint la permission d'établir le siège du CIO en Suisse, pays neutre.

On apprend qu'il mourut en 1937, à Genève (un an après les jeux de Berlin), d'une crise cardiaque lors d'une promenade dans un parc de Genève. Il est enterré à Lausanne et son cœur a été placé dans un monument près des ruines d'Olympie. Juste avant son décès, la ville de Lausanne le fit "citoyen d'honneur".

Le symbole le plus visible des jeux est la flamme qui brûle durant les épreuves. C'était comme cela au temps des jeux antiques : une flamme sacrée brûlait continuellement sur l'autel de la déesse Héra. C'est à l'occasion des Jeux d'Amsterdam qu'elle est apparue pour la première fois. Le relais du flambeau olympique qui précède l'allumage de la flamme au moment de la cérémonie d'ouverture a été introduit aux Jeux de Berlin de 1936. Cela a été voulu comme un lien entre les jeux anciens et les Jeux modernes.

Il eut l'idée des cinq anneaux réunis les uns aux autres pour symboliser ce rassemblement géographique. Un des fondements des jeux est que tous les concurrents soient sur un pied d'égalité.

Pour Pierre de Coubertin, "les jeux Olympiques sont une grande leçon de philosophie que l'humanité se donne à elle-même. Ils sont le reflet de la conception du bonheur, de l'homme, de la perfection, de l'amour ". Sa définition de l'Olympisme tient dans ces quatre principes : être une religion, c'est-à-dire une adhésion à un idéal de vie supérieure, d'aspiration au perfectionnement ; représenter une élite d'origine totalement égalitaire en même temps qu'une "chevalerie" avec toutes ses qualités morales;    instaurer une trêve des armes "fête quadriennale du printemps humain" ; glorifier la beauté par la "participation aux jeux des Arts et de la pensée".

Quelques mots sur les Jeux Antiques :

L'Olympe était une montagne de la Grèce ancienne, la résidence légendaire des dieux et les jeux Olympiques étaient des jeux pour les dieux, où les hommes les plus purs se montraient dans leur plus simple appareil, pour déterminer lequel d'entre eux était le meilleur.

Les jeux antiques eurent lieu dès 776 avant J-C et pendant douze siècles ils furent célébrés tous les quatre ans et cela malgré les guerres. Les femmes y étaient interdites sous peine de mort, non seulement d'y participer mais aussi d'y assister étant donné que les athlètes étaient intégralement nus.

Au début, les jeux - et cela pendant longtemps - ne duraient qu'une journée avec comme seule épreuve : la course à pied de vitesse sur la longueur du stade. En 472, les épreuves ne purent se terminer que tard dans la nuit ; la durée des Jeux fut alors portée à cinq jours. Puis vinrent s'ajouter d'autres disciplines comme la course de fond, le pentathlon, le pugilat etc. La qualification des concurrents se faisait à la fois sur des critères ethniques, sociale, morale et technique. Il fallait être de pure race hellénique, n'avoir commis ni crime, ni sacrilège, ni impiété. Une fois admis, l'athlète subissait un entraînement de dix mois et un stage de trente jours pendant la période précédant les Jeux.

Il est clair que la religion, l'art, les symboles philosophiques ou même patriotiques y régnaient afin d'exalter tous les sentiments qui servaient de fondements à la société Grecque.

Ces Jeux furent supprimés en 392 après J-C par un édit de l'empereur Théodose, la religion chrétienne voyait en eux une institution païenne.

En 426 après J-C, Théodose II ordonna la destruction des temples et édifices et le double tremblement de terre de 522 et 551 achevèrent le désastre. Olympie disparut et l'on perdit jusqu'à sa trace. C'est seulement en 1829 que le lieu fut retrouvé par le Corps expéditionnaire Français venu au secours de la Grèce. Mais c'est l'école archéologique allemande, aux frais de l'empereur Frédéric III, qui mit à jour le site entre 1875 et 1881. On inventoria plusieurs centaines de statues, de bas-reliefs, d'inscriptions et plusieurs milliers de bronzes, de monnaies et de terres cuites.

Voici ce que j'ai pu glaner sur les différents sites, au sujet de Pierre de Coubertin et les jeux Olympiques antiques et modernes. Ces renseignements éclairent un peu plus la personnalité de Pierre de Coubertin et font de lui un exemple d'humanisme doublé d'un éducateur réformiste hors pair.

Il incarne pour moi l'exemple d'une idée fixe réalisée qui a guidé toute sa vie de sa jeunesse à sa mort. Bel exemple d'obstination !

 

 Sources : www.olympic.org/fr et http://agora.qc.ca/encyclopedie

Michel Ostertag