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La mer a soif....
par Florence
Noël |
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Voici la première sélection de notre tout nouveau départ de comité. Pour notre odyssée, nous avons renfloué l'équipage en accueillant quelques nouveaux regards, nous avons dessiné la carte de mers nouvelles au compas et crayon, et les mains en visière... Juste essayé de regarder derrière les mots, débusquer l'âme des textes, les voix d'auteurs aux personnalités diverses dont les noms s'égrènent nombreux comme des îles à (re)découvrir: Nicolas Kurtovitch , Antoine Loth, Marie Mélisou, Hervé Chesnais et Ludovic Kaspar * Nicolas Kurtovitch, qui nous rappelle combien les régions désertiques sont autant d'îles humaines... où se profile parfois la tendresse d'un homme entre terre et ciel. Sa série Uluru a charmé le comité qui a remarqué cette progression dans l'intensité, ce chemin initiatique qui nous enmène lentement mais sûrement vers d'autres cieux, un texte qui "atteint enfin l'universalité qui est la nature du poème ". "Très original" Ajoute Aaron, "Le vent du large. Un bateau ivre. Une statue de pierre, habitée de chair. Une bouteille de téquila. Un white shark. Un sac dépices. Fétiches. Amulettes grelottantes, barrière de corail, polynésie Jaime." * Antoine Loth nous offe deux textes, dissemblables dans leur chant, mais incontestablement le fait d'un auteur a la personnalité attachante: Présence de Vivre et Escapade. "A mon avis nous avons là un auteur de grande valeur dont le style dépouillé peut parfois déraper dans l'aride mais qui a le mérite de faire passer l'émotion sans larmoiements et la justesse sans redondance." (Anita Beldimann-Moore) * Marie Mélisou, bien connue comme auteur d'EV, nous revient avec quatre textes dont les deux premiers ont particulièrement retenu l'attention du comité : Quatre leçon de vie par jour après le voyage du sommeil, Tes yeux et tes mains en poitrine palpitante, Les longs mots sur les secondes du sable, Epilogue cueilli. "Ecriture travaillée en profondeur, les mots se posent et avancent en un battement de coeur retenu, un regard sensible et l'on peut marcher lontemps en ces poèmes qui parfois nous échappent pour mieux nous retrouver. " (Juliette Schweisguth) * Hervé Chesnais, quant à lui, nous charme par ses petites notes denses à mieux voir et à vivre au jour le jour. Ses Chroniques (I , II, III ) portent à merveille leur nom. "voilà un pur moment de plaisir et de lumière, un texte qui parle d'une voix propre et dit ces choses insignifiantes qui mises bout à bout font le bonheur" (Anita Beldimann-Moore) * Enfin, nous accueillons en poésie un auteur d'EV déjà bien connu pour ses incursions répétées et remarquées en prose, Ludovic Kaspar, avec Bombardé, "Un sain refus du classique épanchement lacrymo-génital au profit de bon coups de mâchoires. D'où ne sont pas exemptes des tendresses humaines immergées. " (Stéphane Méliade) * Ce
serait vous quitter trop vite de ne pas vous citer ces deux "regards
singuliers" sur deux textes, "De
la stupidité de la vitre" (d'Isabelle
Godard) et "Une
âme secourable"(de Nicolas
Kurtovitch) remarqués par certains membres du comité
et mis en évidence par eux, malgré des faiblesses
qui ne leur a pas permis d'être sélectionnés.
Une innovation de notre comité qui tend à montrer
ici que l'appréciation d'un texte est toujours le fruit d'une
rencontre personnelle.
Oui, il est temps de vous laisser, vous espérant assoiffés de ces voix qui nous charment... Comme nous y invitent ces mots de mon compatriote Guy Goffette: "La mer comme tout ce qui cherche mesure à sa soif ne descend pas, elle monte" Florence Noël
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