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par Aaron de Najran |
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Bonnes nouvelles. Le comité prose repart après une brève hibernation jurassique, suite à un rhume floride. Le comité a sélectionné cinq textes parmi treize proposés. Dabord E-conte, un conte de noël de Guillemette de Grissac. Eh oui, Noël avec trois bottées de retard. Noël avec ses messes basses, ses pains de gingembre et ses étoiles roussies. Dans un récit à croquer comme un petit jésus de frangipane Bonjour la liberté, de Gerard Levoyer a fait lunanimité du comité. Une porte souvre. Sous la liberté. La vie à fleur de terre, dans lodeur du pavé, la vie toujours derrière la porte, la porte toujours fermée Un récit simple, modeste, une écriture juste. Avec un goût de prâline à la fin. Eh oui Le soulèvement, de Antoine X. Ici, changement de ton. Tout explose. Lécriture se sent trop petite dans un blazer prêt-à-porter. Elle soulève le fantastique, le choatique. Elle réveille les dieux et les prophètes endormis dans leurs argiles gothiques, Platoon, Lénine, Klu, Christ, Jane Mansfield De la poésie en bottes de fer. A Morphée, de Jean Barbé. Délicieux dédale onirique, où le rêve narrête pas de trébucher à ses propres rêves. Avec une écriture quasi clinique (A. Beldiman-Moore), Barbé découpe les rêves de la réalité avec la précision dun chirurgien universitaire dissèquant les nerfs dun morceau de viande vivante. Cest à dire sans savoir lequel est lequel. Enfin, Les mots, de Guillemette de Grissac. Un des thèmes favoris de notre amie Guillemette, la difficulté de communiquer. Replacée dans le tout-les-jours, le petit train de vie tout gris, tout fade, lhumain mâle vêtu de poils dours Tout cela astucieusement et élégamment tramé autour dune grille de mots croisés. Une histoire à la Perec (M. Seassau-Disdero). Voilà, je nai plus dencre pour vous lire ces nouvelles. Alors lisez-les vous-même. Et bonne lecture. Aaron |
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