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par
Mary TELUS |
« seul celui pour qui la vie n’est
pas très dure est en mesure de l’apprécier »
Lao Tseu p.
18

SOMMAIRE
Ø
Choix
de 12 traductions originales par Mary Telus
Tu empêches les gens de dormir,
Tu les réveilles à la vie.
Edward Stachura est né en France
en 1937 dans une famille polonaise. Ses parents décident de revenir en Pologne
en 1948 alors que le jeune Edward avait déjà onze ans.
Cette
France quittée malgré lui va le poursuivre toute sa vie.
Il
étudie la philologie romane et son mémoire de fin d'études est consacré à Henri
Michaux.
Il
traduit : Henri Michaux, Gaston Miron, Jacques Brant et Michel Deguy ainsi que
les inédits de Baudelaire, Lautrémont, Valéry et Rimbaud.
Il
puise son inspiration poétique dans les poèmes de Rimbaud.
Il est chanteur et traducteur de chansons de
Jacques Brel et de Georges Brassens.
Après
sa première tentative de suicide Edward parle en français : "Doucement.
Rien ne vaut la modération. Doucement."
Le
24 juillet 1979 il se pend dans son appartement à Varsovie.
Edward traduit également de
l'espagnol. La Pologne peut le remercier pour les œuvres de : Ocatvio Paz, Ramon
Lopez Velarda, Jorge Luis Borges, Julio Cortazar, Onetti Gabriel, Garcia Marquez.
J'ai tellement couru de par le monde(…) Peut-être parce que je suis
un proscrit.
Ni Français, ni Polonais, ni Mexicain.
Je ne sentait pas la terre sous mes pieds, ma terre natale, comme
on dit" p.41
-
1966- voyage en Yougoslavie
-
1969/70 - un séjour au Mexique
-
1971 - un séjour au Moyen Orient
-
1972/73 - un séjour en Norvège
-
1973 - un voyage en Suisse puis en France
-
1974 - voyage aux Etats-Unis et au Canada
-
1978 - voyage à Paris
J'ai toujours écrit de tout mon cœur
p. 36
1957 - "Rêves retrouvés",
les premiers poèmes
1962 - "Un seul jour",
recueil de nouvelles
1963 -"Beaucoup de feu"
- le premier recueil de poèmes
1966 - "Je m'approche de toi"
- poèmes
1974 - "Soi" - poèmes
1969 - "Toute la clarté"
- roman
1974 - "Tout est poésie"-
essais
1979 - "Me résigner au monde"
- journal rédigé de la main gauche
Je suis prêt à mendier un peu de
paix. Qui pourrait m'offrir un peu de paix,
un peu de goût pour la vie ? "
p. 29

Stachura, Edward, Me résigner au monde, 1991
Le titre peut être traduit
: "Me réconcilier avec le monde",
une petite nuance de traduction qui montre que le poète et écrivain cherche
malgré tout une voie de secours.
Pour
apprécier ce journal il faut d’abord savoir dépasser son douloureux sujet. Comprendre
que tout changement pour chaque individu pose un problème majeur. Accepter le
fait que nous tous sommes en constante lutte intérieure : d’un côté entre
le désir de la vie, de l’harmonie et de l’autre entre la pulsion de la mort,
de la transgression et de la destruction.
Que
la souffrance provoque un fort désir de fuite, ers la mort, si on ne peut pas
faire autrement.
Le
journal de Stachura contient seulement 84 pages. Il est très concentré et décrit
la lutte contre sa maladie.
Edward
Stachura a écrit son journal après sa première tentative de suicide : il s’est
allongé sur les rails et en sorti mutilé. Il n'a pu
écrire son journal que de la main gauche.
C'est
son dernier essai pour
: "enfin trouver
l’apaisement " p. 17
J'ai retenu mes larmes.
Je ne suis ni vraiment vivant, ni
vraiment mort. p.35
On ne peut pas dissocier l'œuvre
de Stachura de sa vie. A quinze ans il rompt avec sa famille et décide "de devenir orphelin"
en coupant tous liens avec celle-ci. Il se cherche, il observe la vie avec du
recul. Elle le suit, reflète ses pensées.
D'abord
c'est une œuvre de jeunesse pleine d'enthousiasme et de confiance.
Edward
fige les instants de la vie. Il s'émerveille devant la nature et son harmonie.
"La nature respire la paix"
Puis,
vient la période de réflexion mystique et religieuse avec un recueil
d'essais.
Il
en arrive à la conclusion que la religion est le seul moyen pour pouvoir survivre.
"J'ai perdu mon TOUT" p.22 La dernière étape c'est le
renoncement, c'est le triste constat que jamais il n'apprendra à vivre.
Edward
Stachura est un grand poète des "petites" choses. Ces sujets, il les
puise dans la vie quotidienne et dans sa propre expérience. Lors de ses nombreux
voyages, il s'immerge à tel point dans
le pays qu'il en adopte la langue pour écrire. Il faut dire que le poète possède
une grande ouverture linguistique. Il n'apprend le polonais qu'à douze ans ;
il n'en maîtrisera jamais tout à fait la grammaire et l'orthographe.
Cela constitue sa grande force créatrice, il transgresse les règles, crée des
néologismes, devient un poète inventif.
Après sa mort Stachura devient une légende.
C'est un poète proche, auquel chacun peut facilement s'identifier.
C'est un rebelle en éternelle lutte pour la justice,
un chercheur de vérité,
C'est un homme plein de tendresse pour l'homme
et
sa poésie est un cri …
-
Introït (chant d'entrée)
-
Communion
-
N’importe où…
-
C’était qui au juste cette belle dame
qui cette nuit solitaire
m’a rendu visite ?
-
La vie n'est pas un théâtre
-
Avec lui tu seras plus heureuse
-
Le temps s'écoule et tue les blessures
-
Nuit ou l'attente du petit déjeuner
-
L’Homme pour l’homme
-
La vie est un cheminement d’homme
-
Tango triste
-
Confiteor
-
Anathème sur la mort
-
Lettre à ceux qui restent
Introït
(chant d'entrée)
Viens, homme, j'ai quelque chose à te dire
Il y a la place pour tout le monde
Installez-vous sur les routes,
Installez-vous en haut.
Installez-vous en bas.
Installez-vous sur le plat .
Il y a la place pour tout le monde
sous le grand toit du ciel, sur la terre que moi et toi aussi
Introit (Pieśń
na wejście)
Choć człowieku, coś ci powiem
Chodźcie wszystkie stany
Kolorowi, biali, czarni
Chodźcie zwłaszcza wy, ludkowie
Przez na oścież bramy
Dla wszystkich starczy miejsca
Pod wielkim dachem nieba
Rozsiądźcie
się na drogach
Na łąkach, na rozłogach
Na polach, błoniach i wygonach
W blasku słońca, w cieniu chmur
Rozsiądźcie się na niżu
Rozsiądźcie się na wyżu
Rozsiądźcie się na płaskowyżu
W blasku słońca, w cieniu chmur
Dla wszystkich starczy miejsca
Pod wielkim dachem nieba
Na ziemi, którą ja i ty też
Zamieniliśmy w morze łez
Communion
Si c'est une chose spontanée
Prends
Ce qu'on donne ici
Komunia
I jeżeli spontaniczna to rzecz
I jeżeli oczywista to rzecz
I jeżeli naturalna to rzecz
Weź
To co się tu daje
W imię słońca
I jego gońca:
Skowronka gwiżdżącego, amen
N’importe
où…
Où
que tu sois,
sors devant le portail !
Où que je sois,
C’est la fièvre
puisque tu n’y es pas
Où que tu sois,
C’est la fièvre
puisque j'y ne suis pas
Où que je sois,
Tu y es
Comme le silence,
Comme deux pommes
Gdziekolwiek
Gdziekolwiek jesteś,
Wyjdź za bramę!
Idź na pola,
Słysz wołanie!
To ja wołam.
Gdziekolwiek jestem,
To mnie nie ma.
Jest maligna,
Bo cię nie ma.
Jest pustynia
Gdziekolwiek
jesteś,
Też cię nie ma.
Jest maligna,
Bo mnie nie ma.
Jest pustynia.
Gdziekolwiek jestem,
Tam ty jesteś.
Tak jesteśmy
Jak milczenie
Po tej pieśni.
Jak dwa jabłka
Na czereśni.
C’était
qui au juste cette belle dame
Personne ne connaît le chemin des étoiles ;
Quel est l’élu parmi nous ?
Quelqu’un frappe
J’ai traîné comme une ombre,
J’attendais ce jour là
et tu es devant la porte…
S’il te plaît, rentre !
A
Le mieux est de ne rien dire
Timidement s’approche l’aurore.
Le coq chante déjà.
Tu remets tes habits démodés.
Déjà tu es à la porte…
Alors tu dois partir,
Tu m’envoies à travers le seuil
ton sourire éphémère,
Je veux attendre, viens !
Quand tu veux, viens !
On va vivre ensemble !
Je veux attendre, viens !
Kim właściwie była ta piękna pani
co dzisiejszej nocy w mojej samotni mnie odwiedziła?
Nikt nie zna ścieżek gwiazd;
Wybrańcem kto wśród nas?
Zapukał ktoś...
To do mnie gość?!
Włóczyłem się jak cień,
Czekałem na ten dzień;
I stoisz w drzwiach...
Jak dziwny ptak.
Więc bardzo proszę, wejdź,
Tu siadaj, rozgość się
I zdradź mi, kim tyś jest,
Madame?
Albo nie zdradzaj mi,
Lepiej nie mówmy nic.
Nieśmiało sunie brzask,
Zatrzymać chciałbym czas.
Inaczej jest...
Czas musi biec.
Gdzieś w dali zapiał kur,
Niemodny wdziewasz strój,
Już stoisz w drzwiach...
Jak dziwny ptak.
Więc jednak musisz pójść,
Posyłasz mi przez próg
Ulotny uśmiech swój,
Madame...
Lecz będę czekać, przyjdź!
Gdy tylko zechcesz, przyjdź!
Będziemy razem żyć!
Ja będę czekać, przyjdź!
Gdy tylko zechcesz - przyjdź!...
La vie
n'est pas un théâtre
La vie n'est pas un spectacle,
tu parles sans cesse et tu contes ;
La vie n'est pas un spectacle,
je te réponds ;
Toi et moi, deux pièces de théâtre !
A toi, la vraie larme n'échappe pas,
Tu fronces seulement les sourcils
Moi, j'ai une âme qui m'écrase les épaules
-----------------------------------------
Aujourd'hui, un banquet d'artistes,
Un moment j'y passerai, avant que cela
ne gonfle,
quelques vodkas je boirai puis, je m'éclipserai,
dans la rue je sortirai, ma tête dans la fontaine je tremperai.
Je sortirai dans l'immensité, et un poème
enivrant, je créerai.
A toi, la vraie larme n'échappe pas
Tu fronces seulement les sourcils
Moi, j'ai une âme qui m'écrase les épaules
Je suis bâti de blessures
Życie to nie teatr
Życie
to jest teatr, mówisz ciągle, opowiadasz;
Maski coraz inne, coraz mylne się zakłada;
Wszystko to zabawa, wszystko to jest jedna gra
Przy otwartych i zamkniętych drzwiach.
To jest gra!
Życie to nie teatr, ja ci na to odpowiadam;
Życie to nie tylko kolorowa maskarada;
Życie jest straszniejsze i piękniejsze jeszcze jest;
Wszystko przy nim blednie, blednie nawet sama śmierć!
Ty i ja - teatry to są dwa!
Ty i ja!
Ty - ty prawdziwej nie uronisz łzy.
Ty najwyżej w górę wznosisz brwi.
Nawet kiedy źle ci jest, to nie jest źle.
Bo ty grasz!
Ja - duszę na ramieniu wiecznie mam.
Cały jestem zbudowany z ran.
Lecz kaleką nie ja jestem, tylko ty!
---------------------------------------------------
Dzisiaj bankiet u artystów, ty się tam wybierasz;
ści będzie dużo, nieodstępna tyraliera;
Flirt
i alkohole, może tańce będą też,
Drzwi otwarte zamkną potem się.
No i cześć!
Wpadnę tam na chwilę, zanim spuchnie atmosfera;
Wódki dwie wypiję, potem cicho się pozbieram;
Wyjdę na ulicę, przy fontannie zmoczę łeb;
Wyjdę na przestworza, przecudowny stworzę wiersz.
Ty i ja - teatry to są dwa.
Ty i ja!
Ty - ty prawdziwej nie uronisz łzy.
Ty najwyżej w górę wznosisz brwi.
I niezaraźliwy wcale jest twój śmiech.
Bo ty grasz!
Ja - duszę na ramieniu wiecznie mam.
Cały jestem zbudowany z ran.
Lecz gdy śmieje się, to wkrąg się śmieje świat!
Avec
lui tu seras plus heureuse
Comprends ce que je veux dire
Avec lui tu seras plus heureuse
Beaucoup plus heureuse tu seras avec lui
Ne pense pas que je ne t'aime pas
Ou juste un peu
Combien je t'aime, je ne dirai pas
car c'est indicible
Avec lui tu sera plus heureuse
Avec moi on ne peut seulement
Que disparaître loin silencieusement
Z nim będziesz
szczęśliwsza
Zrozum to, co powiem,
Spróbuj to zrozumieć dobrze
Jak życzenia najlepsze, te urodzinowe
Albo noworoczne, jeszcze lepsze może
O północy gdy składane
Drżącym głosem, nieskłamane
Z nim będziesz szczęśliwsza
Dużo szczęśliwsza będziesz z nim.
Ja, cóż -
Włóczęga, niespokojny duch,
Ze mną można tylko
Pójść na wrzosowisko
I zapomnieć wszystko
Jaka epoka, jaki wiek,
Jaki rok, jaki miesiąc, jaki dzień
I jaka godzina
Kończy się,
A jaka zaczyna
Nie
myśl, że nie kocham
Lub że tylko trochę
Jak cię kocham, nie powiem, no bo nie wypowiem
Tak ogromnie bardzo, jeszcze więcej może
I dlatego właśnie żegnaj,
Zrozum dobrze, żegnaj
Z nim będziesz szczęśliwsza
Dużo szczęśliwsza będziesz z nim.
Ja, cóż -
Włóczęga, niespokojny duch,
Ze mną można tylko
Pójść na wrzosowisko
I zapomnieć wszystko
Jaka epoka, jaki wiek,
Jaki rok, jaki miesiąc, jaki dzień
I jaka godzina
Kończy się,
A jaka zaczyna
Ze mną można tylko
W dali znikać cicho
Le temps
s'écoule et tue les blessures
Ecoute, abandonnée par lui,
L'inconnu ami :
Ecoute, abandonné par lui
Je vous jure que le temps coule !
Donnez le temps au temps,
Donnez le temps au temps.
Czas płynie i
zabija rany
Posłuchaj, porzucony przez nią,
Nieznany mój przyjacielu:
W rozpaczy swojej
Nie wychodź na balkon, nie wychodź,
Do bruku z góry nie przychodź, nie przychodź,
Na smugę cienia nie wbiegaj,
Zaczekaj, trochę zaczekaj!
Posłuchaj, porzucona przezeń,
Nie znana mi przyjaciółko:
W rozpaczy swojej
Nie wychodź na balkon, nie wychodź,
Do bruku z góry nie przychodź, nie przychodź,
Na smugę cienia nie wbiegaj,
Zaczekaj, trochę zaczekaj!
Przysięgam
wam, że płynie czas!
Że płynie czas i zabija rany!
Przysięgam wam, przysięgam wam,
Przysięgam wam, że płynie czas!
Że zabija rany przysięgam
wam!
Dajcie czasowi czas,
(Zwólcie czarnym potoczyć się chmurom
Po was, przez was i między ustami,
I oto dzień przychodzi, nowy dzień,
One już daleko, daleko za górami!)
Tylko dajcie mu czas,
Dajcie czasowi czas,
Bo bardzo, bardzo,
Bardzo szkoda
Byłoby nas!
Nuit
ou l'attente du petit déjeuner
Penche-toi rose-dieu
Un vase pareil à mon oreille,
nulle autre ne peut y boire - que toi,
mais ta boucle est prise
Pour la prière tu m'incites, oh m'incites
Avec toi, garder l'innocence est rude
Chaque lion aurait brûlé depuis des lustres.
penche-toi sur moi, en moi
Nous éclaterons comme le soleil éclatera
Noc albo oczekiwanie
na śniadanie
Ty się pochyl róża-bóg
ty się do mnie pochyl
i na ucho jak kolczyk róża-bóg
Moje ucho ma dzban
z niego pić tylko tobie nikomu
a twój kolczyk jak ucho ma dzban
O modlitwę mnie wabisz o, wabisz
że błysk noża
w najpiękniejsze serce kozy
Z tobą czystość zachować
to gorzej
Każdy lew by się spalił
już dawno
las popiołu z jego grzywy nic
więcej
Ty się pochyl róża-bóg
ty się do mnie pochyl we mnie
Wytryśniemy jak słońce
wytryśnie
L’Homme
pour l’homme
L’homme est un loup pour l’homme
L’homme est une pelle pour l’homme
L’homme est un fauve pour l’homme
L’homme est un ravage pour l’homme
L’homme est un loup pour l’homme
Człowiek człowiekowi
Człowiek człowiekowi wilkiem
Człowiek człowiekowi strykiem
Lecz ty się nie daj zgnębić
Lecz ty się nie daj spętlić
Człowiek człowiekowi szpadą
Człowiek człowiekowi zdradą
Lecz ty się nie daj zgładzić
Lecz ty się nie daj zdradzić
Człowiek człowiekowi pumą
Człowiek człowiekowi dżumą
Lecz ty się nie daj pumie
Lecz
ty sie nie daj dzumie
Człowiek
człowiekowi łomem
Człowiek człowiekowi gromem
Lecz ty się nie daj skruszyć
Lecz ty się nie daj zgłuszyć
Człowiek człowiekowi wilkiem
Lecz ty się nie daj zwilczyć
Człowiek człowiekowi bliźnim
Z bliźnim się możesz zabliźnić
La
vie est un cheminement d’homme
La
vie est un cheminement d’homme
Il se dirige là-bas,
Va là,
Il manque de souffle !
La vie d’un homme est un spectre fantasmagorique
L’apparition
Ce n’est rien !
Ce n’est rien !
Tant que dure la force,
Je veux marcher
Je veux courir
Wędrówką jedną życie jest człowieka:
Idzie tam,
Idzie tu,
Brak mu tchu!
Jak zjawa senna życie jest człowieka:
Zjawia się,
Dotknąć chcesz,
Lecz ucieka
To
nic!
Dopóki sił,
Trzeba śnić!
Będę śnić!
To nic!
Dopóki sił,
Będę szedł,
Będę biegł,
Nie dam się!
Tango
triste
Si c'était ainsi, comme une éclipse de soleil dans le cœur :
-----------------------------------
Dans la plus profonde obscurité m'a bousculé la plus grande clarté.
Tango - la pensée triste qui danse.
Qu'il en soit ainsi, une éclipse pour toujours :
-------------------
Dans la nuit la plus profonde je danse jusqu'à l'aube noire
Tango - le chant du deuil de la mauvaise engeance
Tango triste
To było tak, jak zaćmienie słońca w sercu:
Przestała naraz widzieć mnie;
To było tak, jak trzęsienie ziemi w Peru:
Przestała naraz słyszeć mnie;
To było tak,
Jak o latarnię morską
Rozbija się wędrowny ptak.
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W najgłębszą ciemność strącił mnie największy
blask.
Tango - żałobny śpiew jak po szarańczy.
Tango - to smutna myśl, którą się tańczy.
Z kulą u nogi przeklętej pamięci,
Z nożem, co w plecach aż do rękojeści,
Z obłędem, co w oczach się nie mieści.
Niech
będzie tak, że zaćmienie zawsze będzie:
Nie wyjdzie słońce dla mnie już;
Niech będzie tak, że trzęsienie ziemi wszędzie:
Zaginął wszędzie po mnie słuch;
Niech będzie tak,
Bo ja nie żyję wcale,
Bo duchem ptaka stał się ptak.
-----------------------------------------
W najgłębszej nocy tańczę do czarnego dnia.
Tango - żałobny śpiew jak po szarańczy.
Tango - to smutna myśl, którą się tańczy.
Z kulą u nogi przeklętej pamięci,
Z nożem, co w plecach aż do rękojeści,
Z obłędem, co w oczach się nie mieści.
Pieds nus dans les rues du monde
Nus dans les rues du monde
Affamés dans les rues du monde
Mea culpa
Mea culpa
Perdu dans la jungle de la ville – mea culpa
Terrible mon indifférence – mea culpa
Confiteor
Bosi na ulicach świata
Nadzy na ulicach świata
Głodni na ulicach świata
Moja wina
Moja wina
Moja bardzo wielka wina!
Zgroza i nie widać końca zgrozy
Zbrodnia i nie widać końca zbrodni
Wojna i nie widać końca wojny
Moja wina
Moja wina
Moja bardzo wielka wina!
Zagubieni w dżungli miasta
- moja wina
Obojętność objęć straszna
- moja wina
Bez miłości bez czułości
- moja wina
Bez sumienia i bez drżenia
- moja wina
Bez pardonu wśród betonu
- moja wina
Na kamieniu rośnie kamień
- moja wina
Manna manna narkomanna
- moja wina
Dokąd idziesz po omacku
- moja wina
I nie słychać końca płaczu
- moja wina
Jedni cicho upadają
- moja wina
Drzudzy ręce umywają
- moja wina
Coraz więcej wkoło ludzi
- moja wina
O człowieka coraz trudniej
- moja wina
- moja wina!
- moja bardzo wielka wina!
Anathème
sur la mort
Il y a ceux qui naissent.
Il y a ceux qui meurent.
Qui t'a donné cette arme perçante, grossière folle ?
Anatema na śmierć
Byli tacy co rodzili się
byli tacy co umierali
byli też i tacy, którym to było mało
o feudalna właścicielko naszych dni i nocy
łasico cmentarna, zjadaczko ostatniego potu
panno tatarskich, zazdrosna wszystkich narzeczono
mącicielko wody, lubieżna kusicielko
grzybie piwniczny, jadzie mityczny, wczesna trucicielko
założycielko rodu borgia, muzo getta, wieżo z kości
arko z kości, bramo z kości, różo z kości
rdzo trawestująca, palmo niecierpliwości
w ogonie pawia ukryta ciemna maszynerio
do pół masztu opuszczona niechybna bandero
iskry i morskich latarni gasicielko, szumie głuchy
ty, co zboże pozwalasz źrałe
i oziminy wiotkiej piękną niewiadomą
kto ci dał do ręki ostrą broń, zwyczajna ty wariatko!
Lettre
à ceux qui restent
Je
meurs
pour
mes fautes et pour mon innocence
pour
le manque, que je ressens avec chaque particule de mon corps
et chaque particule de mon
âme
pour
le manque qui me déchire en lambeau
comme
un journal rempli de mots tapageurs
sans
signification,
pour
la possibilité de s'unir
avec l'Innommable, l'Anonymat, l'Ineffable
et avec L'Inconnu
pour
le jour nouveau
pour
les magnifiques apparitions
pour
les paysages inouïs
pour
les réels mirages
pour
le point au-dessus de l'epsilon
pour
le mystère de la mort,
dans
la crainte, dans la frayeur et dans la sueur
pour
les évidences perdues,
pour
la perte des clefs de la compréhension,
pour
la minuscule étincelle de confiance ;
puisque
la mort d'une graine
fait naître un fruit,
pour
la solitude de l'agonie,
car
chaque corps est un cadavre
car c'est terriblement difficile et insupportable,
pour
la possibilité de la transformation,
pour
les malheurs des autres et pour le mien,
que je porte sur moi et dans moi,
car
il semble que tout est seulement un rêve,
un
cauchemar
car
il semble que tout est mensonge
car
il semble que tout est absurde
car
ici tout se détruit, pourrit
et
tu n’as rien de durable hors la soif
d’immuabilité
car
je ne suis plus de ce monde et peut-être
je ne l'ai jamais été
car
il semble que pour moi il n'y a
plus
de salut,
car
je ne sais plus aimer d'amour terrestre
(…)
car
je suis fatigué,
indescriptiblement épuisé
car
j’ai assez souffert
car
je suis déjà resté longtemps
dans
la démence, littéralement
et
corporellement crucifié ô combien
très réellement j’avais mal
car
je voulais sauver du mal
tous
les gens et le monde entier
et
si cela n’est pas arrivé, je ne sais pas y trouver ma faute
car
il semble, que je ne sers plus à rien ici
car
je ne me sens pas trahi,
cela
m’aurai permis plutôt de vivre que de
mourir ;
poursuivre
et chercher le coupable, peut-être dans moi–même ;
mais
je ne me sens pas trahi
car
si quelqu'un peut rester dans ce monde -
qu’il
y reste et je lui souhaite beaucoup de santé,
et
quand il lui faudra mourir -
que sa mort lui soit légère,
car
s’il s’agit de moi, je vais vers toi, le Père
berger
pour
retrouver enfin, peut-être
la
quiétude méritée, je suppose,
méritée, je suppose,
car
même la démence ne m'était pas
épargnée,
car
tout m'inflige de terribles souffrances
(…)
car
je m'étouffe dans cette cage,
car
solitaire est mon âme jusqu'à
la mort,
car
finit à temps ma dernière feuille
et
encore un pas et que Vive la Vie
car
je me suis placé dans les origines,
car
je suis attiré
par
mon père
et
je me placerai et je me placerai à la fin
je ne goûterai pas la mort
(…)
car
celui qui dort ne fait de mal à personne
car
je comprends la non – existence et la non – action
car
j’aime mes frères Lao – Tse,
Bouddha
et Jésus et j’aime tout le monde
et
je ne condamne pour …
(…)
List do Pozostałych
Umieram
za winy moje i niewinność moją
za brak, który czuję każdą cząstką ciała
i każdą cząstką duszy,
za brak rozdzierający mnie na strzępy
jak gazetę zapisaną hałaśliwymi nic nie
mówiącymi słowami
za możliwość zjednoczenia się
z Bezimiennym, z Pozasłownym,
z Nieznanym
za nowy dzień
za cudne manowce
za widoki nad widoki
za zjawę realną
za kropkę nad ypsylonem
za tajemnicę śmierci
w lęku, w grozie i w pocie czoła
za zagubione oczywistości
za zagubione klucze rozumienia
z malutką iskierką ufności, że jeżeli
ziarno obumrze, to wyda owoc
za samotność umierania
bo trupem jest wszelkie ciało
bo ciężko, strasznie i nie do zniesienia
za możliwość przemienienia
za nieszczęście ludzi i moje własne,
które dźwigam na sobie i w sobie
bo to wszystko wygląda, że snem jest tylko,
koszmarem
bo to wszystko wygląda, że nieprawdą jest
bo to wszystko wygląda, że absurdem jest
bo wszystko tu niszczeje, gnije i nie masz tu
nic trwałego poza tęsknotą za trwałością
bo już nie jestem a tego świata i może
nigdy z niego nie byłem
bo wygląda, że nie ma tu dla mnie
żadnego ratunku
bo już nie potrafię kochać ziemską miłością
bo noli me tangere
bo jestem bardzo zmęczony,
nieopisanie wycieńczony
bo już wycierpiałem
bo
już zostałem, choć to się działo
w obłędzie, najdosłowniej
i
najcieleśniej ukrzyżowany i jakże
bardzo realnie mnie to bolało
bo chciałem zbawić od wszelkiego złego
ludzi wszystkich i świat cały i jeżeli tak
się nie stało, to winy mojej w tym
nie umiem znaleźć
bo wygląda, że już nic tu po mnie
bo nie czuję się oszukany, co by mi
pozwoliło raczej trwać niż umierać;
trwać i szukać winnego, może w sobie;
ale nie czuję się oszukany
bo kto może trwać w tym świecie -
niechaj trwa i ja mu życzę zdrowia,
a kiedy przyjdzie mu umierać -
niechaj śmierć ma lekką
bo co do mnie, to idę do ciebie Ojcze pastewny
żeby może wreszcie znaleźć
uspokojenie, zasłużone jak mniemam,
zasłużone, jak mniemam,
bo nawet obłęd nie został mi zaoszczędzony
bo wszystko mnie boli straszliwie
(tekst nieczytelny)
bo duszę się w tej klatce
bo samotna jest dusza moja aż do śmierci
bo kończy się w porę ostatni papier
i już tylko krok i niech Żyje Życie
bo stanąłem na początku, bo pociągnął
mnie Ojciec i stanę na końcu i nie
skosztuję śmierci
( . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . )
bo kto śpi nikomu krzywdy nie czyni
bo rozumiem nie-bycie i nie-czynienie
bo kocham braci moich: Lao-tse,
Buddę i Jezusa i kocham wszystkich ludzi
i nie potępiam za (tekst nieczytelny)
bo w szpitalu
Edward
Stachura : poèmes
Alexandre
et Katia Luchkin : peintures
http://www.geocities.com/lugannn/rea/index.htm
Traductions
& présentation Mary Telus