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Un
tableau de Laurence de Sainte maréville
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Cerceau
Derrière mes yeux de coussins d'eau, nos mains qui souffrent
sur la pause,
derrière mon voile tanné de nous, gémissent
nos pas qui s'abandonnent...
Je vis ton ombre
sur mon cou, tes mots frissons étreinte folle
c' est l' éternel baiser d'épaules, sourire larmes.
Safranée,
ta peau ruisselle, sur mon âme entrouverte,
enivrant l'aube des splendeurs de la nuit,
ta vie touche ma vie.
Tu me contiens
de tes lourds battements, m'épuises d'invincibles parfums,
sanglotant sous le porche de l'effluve éperdue.
Tu presses mon
corps sourcillant dans l'air qui étouffe,
le dos à la lune, le nez sur l'aile mordorée, ensorcelant
le bonheur.
Tu nous résonnes sous le chant timide de l'exubérant
feuillage,
espaces les syllabes,
Et plus fort
qu'une saveur,
offrant en pétales, mon âme captive,
Je nous remets
au monde.
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