Les nouvelles choisies par Laurent
Margantin
( margantin@freenet.de )
Le numéro 3 de la revue Parages
Parages est la revue des élèves
de l´Ecole Normale Supérieure. Le numéro 3, paru ce printemps, est consacré au
« pouvoir des fables », après un deuxième numéro sur le voyage. Parages
cite Schopenhauer: "La première condition d´un bon style, c´est d´avoir quelque
chose à dire". On trouvera dans ce numéro un texte de Charles Stépanoff,
"Les éplucheurs d´artichauts" (une critique très fondée du structuralisme en
littérature), des essais sur la nouvelle chez Borges, sur la magie du récit chez Woody
Allen, des poèmes et des récits. La revue a été saluée par Julien Gracq, ce qui
n´est pas rien...
On
peut visiter le site de Parages, c´est même fortement recommandé: http://www.parages.ens.f
Le numéro 5 de la revue Formules
On n´est pas oulipien et pas franchement fou de contraintes formelles, mais on
a apprécié le numéro 5 (printemps 2001) de la revue Formules
consacré aux Pastiches, collages et autres réécritures avec un Sartre poète (on admire
le tour de force !), des poèmes d´Umberto Eco, un texte sur Pérec, et un entretien avec
Bricmont sur son désormais célèbre faux scientifique. On peut commander le numéro
à l´adresse de la rédaction: 97, rue Manin, 75019 Paris ou sur le site de la revue: http://www.formules.net
Sites à visiter
- Je suis allé me promener sur le site de Jean Moncelon D´Orient & d´Occident et j´y ai trouvé une
nouvelle page consacrée à une visite de la maison d´édition Fata
Morgana: http://jm.saliege.com/fatamorgana.htm
Sur ce site également de très belles pages sur Adalbert
Stifter: http://jm.saliege.com/stifter.htm
- Jean-Michel Maulpoix vient de mettre en ligne une réflexion sur
la poésie à l´université qui dresse un bon état des lieux. Un extrait:
Les mémoires de maîtrise que je viens de faire soutenir mont pour le
moins rendu perplexe : nombre détudiants rédigent dans une langue précise et
efficace, voire avec un certain brio, mais sans se couler dans les moules préparés par linstitution.
Quavons-nous à leur proposer dautre que des concours denseignement
? Certains bifurqueront vers un DESS dédition, une école de journalisme, ou
la FEMIS... Mais ce sera alors en sécartant de lenseignement littéraire. En
loubliant bientôt. Et, puisque je travaille sur le contemporain, je vois venir en
nombre ces jeunes gens au profil peu classique, sans leur ouvrir dissue... Ne
pourrait-on imaginer que trouvent place dans un UFR de lettres des formations moins
traditionnelles débouchant sur de vrais emplois ? Ce nest pas seulement luniversité
qui est ici en cause, mais lorganisation même de notre société dont le
centralisme sessouffle. Les formations et les filières continuent dêtre
organisées en fonction de ces grands Référents que sont lagrégation et la thèse
! Il est urgent de réfléchir à dautres logiques plus en accord avec les
réalités daujourdhui. Urgent sans doute aussi de sapproprier la
littérature dune autre manière.
http://www.maulpoix.net/
Informations sur quelques-uns de mes textes mis en ligne
sur des sites extérieurs:
- François Bon a accueilli sur
son site http://www.remue.net dans
sa revue d´été un texte intitulé "Au temps de mars" où on évoque un
voyage entre Tübingen et Stuttgart. http://www.remue.net/revue0106margantin.html
- Pierre Campion reprend deux
poèmes dans une nouvelle rubrique Ecritures.
L´arbre des merveilles et Lettre du Cap de Gris Nez ont été publiés
dans la revue Estuaires en 1998. http://pierre.campion2.free.fr/margantin4.htm
- Dans l´anthologie poétique Hélice
poésie des poèmes inédits, Xochicalco, Trois lieux
lointains et Vue du Spitzberg. http://helices.poesie.free.fr/margantin.htm
Encore un site
Allez voir le site consacré au chef indien Seattle:http://membres.tripod.fr/seattle1854/
Seattle (1786?-1866) est
avant tout le nom d'un grand chef indien des tribus Dumawish et Suquamish. Il est connu en
particulier pour son discours de 1854 lors de négociations avec le gouvernement des Etats
Unis, dans lequel il exprimait son refus de vendre les territoires indiens.
On y lit ces lignes:
Il
n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre
les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais
peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble
seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si lhomme ne
peut entendre le cri solitaire de lengoulevent ou les palabres des grenouilles
autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'Indien
préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du
vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.
L'air
est précieux à lhomme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.
Laurent Margantin
Konrad-Adenauer-Str.52
72072 Tübingen
Deutschland
http://membres.tripod.fr/Margantin/index.html |