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Le
prix du premier roman récompense un ouvrage où
les états d'âme d'un prof précocement aigri
prennent le pas sur une étrange rébellion adolescente.
A partir d'une histoire intéressante, d'une ambiance
angoissante parfaitement installée, Christophe Dufossé
commet un roman long comme un jour sans pain, bourré
de digressions inutiles, sans chaleur, ni rythme.
Le point de départ est le suicide d'un professeur et
son remplacement par un de son collègue, encore jeune
mais déjà désabusé. Celui-ci va
très vite comprendre que la classe de quatrième
dont il hérite est soudée. Mais soudée
contre quoi ? l'école, les parents, un mystère
passé, celui de la mort de leur enseignant, le refus
de grandir ?
Bénéficiant de nombreux passe-droit, les élèves
sont ensemble depuis l'école maternelle et s'entendent
apparemment à merveille pour déjouer le monde
contraignant des adultes.
Le drame final que l'on devine et attend avec impatience arrive
enfin, mais contrairement au reste du livre terriblement las,
long, riches de détails superflus sur les conversations
de la salle des profs, le voisin chômeur qui se suicide
ou la dure vie du chauffeur de car venu des pays de l'est ;
le dénouement tient en quelques pages rapides. Un peu
comme si l'auteur avait eu plus à cur de parler
de ses états d'âmes de prof que de mettre en valeur
une histoire au suspens terrifiant.
Certes, Christophe Dufossé a eu le prix du premier roman
Brigit Bontour
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