Philippe Val

De Val, je n'attendais rien ou pas grand chose. D'ailleurs, nous avions programmé un "gruppetto" aux environs de la troisième chanson et, il faut le dire, le "gruppetto" a été annulé officiellement.
Je sais que cette phrase agace, surtout le "programmé" et l'"annulé officiellement", je ne résiste donc pas au plaisir de l'écrire à nouveau.
Ça démarre par une litanie sur " Ça fait le jeu du front national" on se croirait dans une page de Charlie Hebdo et c'est désopilant.




Photos Claude Aubry


Barjac 2002, Auberson, Ibañez, Joyet, Annegarn,
Capart, Ionatos, Semal, Val,
Bonjour les humains



 



Val ce n'est peut-être pas un chanteur, c'est surtout un journaliste de grand talent, mais son expression vocale, son ironie qui fait feu d'artifice, son jeu de massacre enrobé de musique avec l'aide d'un bassiste tonitruant (Emmanuel Binet ) sa dérision tout terrain font que l'on ne s'ennuie jamais.
Sur la scène il est virevoltant, on dirait qu'il se dédouble, passant de la guitare pour les envolées drolatiques au piano pour une intimité de connivence.
Il me semble que certaines mélodies sont nettement des démarquages de Ferré ( une, notamment, qui utilise un paquet de mesures de "La mémoire et la mer" ) mais son interprétation en force de "A toi" est émouvante, il fallait oser.
Parfois, on n'attend rien et tout arrive.