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Angélique
Ionatos
Un mois après il me reste les disques mais
ce n'est pas la même vague.
Elle avance lumineuse et fragile, son visage est clair, son
sourire d'enfant, une flamme amoureuse qui glisse sous les pinceaux
des projecteurs.
Des flaques de couleurs inondent le violon de Michael Nick,
les guitares et les percussions d'Henri Agnel, le bandonéon
magique de César Stroscio et puis elle chante Ionatos, entre
le rauque et le bel canto, le feulement et la violence, j'ai
entendu la note bleue...
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La "vieille branche" de Léo , une
allumette dans la nuit, un poète Argentin et un regard qui brille
vers Stroccio, un bleu très noir par dessus tout.
"mon coeur de roseau" est la plus grande chanson de Bernard Haillant,
et c'est la chanson qu'elle a choisit, simplement, parce que c'est
évident. |

Aujourd'hui, je le sais, je comprends parfaitement
la langue grecque dans toutes ses finesses.
Photos Claude Aubry
Barjac
2002, Auberson, Ibañez,
Joyet, Annegarn,
Capart, Ionatos, Semal,
Val,
Bonjour les humains
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Ça déferle plein vent et c'est fort et c'est
doux, ça renifle la terre et les racines, la Méditerranée
de mes enfances qui remontent, les rêves volent et me traversent,
il ne faut pas que ça s'arrête, jamais.
Elle prend une guitare large comme un désert, longue comme le pont
de mer bleue chanté par Lluis Llach, c'est sensuel, ça prend le
corps, mes yeux font larmes et je m'embarque avec ma peau, je vais
grand large , mes voiles claquent.
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Je ne veux plus que l'on me parle,
laissez moi un moment, isolé,
"pleurer à l'intérieur"
quand ça me rend heureux.. |

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