Paroles et musique
R.Cuffi
Piano : Isabelle Servant
Arrivaient
les silex, les éclats de
l’enfance
Ses tiares d’insolences incendiant ses voyances
Du vieux banc d’écolier sous la plume gradée
Arrivait la rubrique de la nuit détraquée
Arrivait
en Juillet l’idée de se connaître
Des chansons débusquées qu’on écrirait
peut-être
De vagues suffisances à portée de clarté
Arrivaient les silences, les vouloir raconter
Arrivaient
vers le soir les pactes d’alliances
Trèves de tramontanes pour jurer nos présences
Sucreries mal fixées vers l’église
aux fantômes
Arrivaient les ragoûts les compotes de pommes
Arrivaient
les chaleurs des hanches incurvées
Les livres interdits des rêveries mouillées
Les larmes sans écrit devinant la guitare
Arrivaient quelques chants pariant sur le tard
Arrive
l’an cinquante à l’affût
de la houle
A scruter les saisons que les nuits me déroulent
A trembler sur des traces, à brouiller des sillages
Arrive un signataire absent en bas de page
Arrivait
par défaut le jeu
des solitudes
Les battements du cœur les retraits d’attitudes
L’écriture en fagot fouillait ses procédures
Arrivait l’âge d’homme cherchant sa
tessiture
Arrivaient attentives des partitions solaires
Des dérives en solo des sourires de mère
Quelques renoncements à chanter pour plus loin
Arrivait en sous-main le port et son lointain
Arrivait
l’imprudence de mes
mots sur le gril
Quelques rages banales pour emmêler les fils
Quand je tournais les yeux vers le dernier venu
Arrivait le ciel sec d’une garrigue nue
Arrivait
l’envolée au grands vents de l’ouvert
Une route peu sure sur des sentiers d’hiver
Point de mire ou d’ancrage d’une chanson
tardive
Arrivaient les remous d’une rime attractive
Arrive
l’an cinquante, tango d’acteur
muet
Le corps percé de morts, de mots saignant secrets
Le corps au bastingage, au plus prés de l’étoile
Arrive l’an cinquante, et les temps qui dévalent
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