Paroles : Jean
Barbé, musique G.Cuffi
Clavier : Isabelle Servant
Plus
loin que l’impossible il y a le
peut-être
D’une terre inconnue que j’irais prendre aux
mots,
Une étoile sans nom qui se cogne aux fenêtres
De tes yeux mouillés où l’aube fait
les carreaux,
Où la lune pendue d’un sourire argentique
Défroisse à son fer blanc le suaire du soir,
Où du vent dans tes cils tzigane des musiques
Déhalant dans le noir mes roulottes d’espoir
;
Et
cette clarté pure aux pâleurs
de lucioles
Fait ma nuit broyer du soleil comme au grand jour
Plein ton ventre mouvant,
Ce champ d'avoines folles
Où je vais m’échouer quand on a fait
l’amour,
Cette île où je défie les lumières
du ciel
C’est l’île où je reviens à chaque
fois renaître
Quand je voudrais mourir en ne sachant plus qu’elle
;
Plus
loin que l’impossible il y a des peut-être
Mais quand j’ai pris aux mots ces terres inconnues
Et suis allé pour toi par d’étranges
fenêtres
Cueillir au fond de nous les étoiles perdues,
Tu ne les vois jamais…
Tu
ne les vois jamais…
Alors tu me regardes
Comme un marin sans voile appréhende la mer
Au bout du quai,
Du bout du cœur tu me regardes
De tes grands yeux lavés comme un ciel en hiver.
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