Les balades parisiennes de l’Oncle Jérôme

Seizième balade
Autour de la Bastille

par Michel Ostertag

SOMMAIRE DES BALADES

   

   

                                                                3e partie

     Entre bld de la Bastille et rue de Charenton

 

                                                                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            –Enfin nous voilà à nouveau réunis pour partager ensemble le plaisir de nos chères balades. D’abord, comment vas-tu, mon cher neveu après de si longues semaines d’absence ?

            – Eh bien ! mon oncle, la pluie et la grippe n’ont pas réussi à m’abattre… L’autre jour, histoire de prendre le frais, je suis retourné sur les traces de notre précédente balade et je me suis aperçu que nous avions oublié de parler d’un monument, sur le quai Henri IV, monument dédié à la 1ere Armée française. J’ai pris une photo pour te le montrer. La plaque est immense, un long texte est gravé et, de chaque côté, des cartes d’Etat major expliquent ce que fut cette page d’histoire : « Aux soldats de la PREMIERE ARMÉE FRANÇAISE qui, devant l’HISTOIRE ont payé le PRIX DE LA LIBERTÉ… » Discours de Charles de Gaulle du 23 avril 1968. De plus, ce monument est éclairé la nuit par des projecteurs ce qui le rend féerique…

–Voilà qui est bien travaillé, mon neveu !

Nous sommes ici place de la Bastille. Point de départ de notre nouveau périple qui va nous conduire par la rue de Charenton, la rue Traversière jusqu’au boulevard Diderot devant la gare de Lyon et devant l’emplacement de ce que fut la prison Mazas, célèbre au moment du coup d’Etat du 2 décembre 1851.

Sur notre droite le nouvel Opéra Bastille, réalisé par  Carlos Ott, architecte d’origine uruguayenne et de nationalité canadienne ! L’idée de départ est due à un trio d’artistes : Vilar, Boulez et Béjart, qui, en 1968 présentèrent un rapport  pour la construction d’un nouvel opéra. En 1981, le gouvernement de François Mitterrand reprend l’idée à son compte en développant le concept d’une véritable cité parisienne de la musique, comprenant en plus du nouvel opéra, un grand auditorium, des salles de concert, un  Conservatoire national de musique, un musée de la musique, des salles électro-acoustiques… L’opéra sera place de la Bastille sur l’emplacement de l’ancienne gare et la Cité de la musique sera à La Villette. On organise un concours auquel répondent 1650 architectes venant du monde entier et 750 projets sont retenus. Pour l’Opéra Bastille, le lauréat sera Carlos Ott. D’emblée, il a voulu placer son ouvrage à l’écart de la place, de manière à ne pas «empiéter » sur la colonne de Juillet. Il a su lui donner son propre espace. Les parties rondes contiennent la grande salle de spectacle et les formes cubiques les parties techniques. L’Opéra offre deux salles d’opéra, la principale a une capacité de 2700 places consacrée aux grandes œuvres du répertoire. Elle a été conçue à l’aide de l’informatique pour lui donner la meilleure qualité acoustique possible. Son plateau technique est remarquable : 18 espaces sur deux niveaux, des décors gérés, actionnés par ordinateur et qui sont stockés afin de pouvoir présenter plusieurs spectacles en même temps par le jeux des alternances. La seconde salle, modulable,  consacrée à des œuvres expérimentales peut recevoir de 600 à 1000 places. Puis, un studio de 300 places, un amphithéâtre de 500 places, une bibliothèque, une vidéothèque et une discothèque complètent l’ensemble, sans parler des salles de répétition pour l’orchestre,  les chœurs, le ballet, les chanteurs…

L’Opéra a été inauguré le 14 juillet 1989, jour anniversaire du bicentenaire de la Révolution française.

            – Avant de quitter la place quelques mots sur l’ancienne gare de la Bastille. Cette ligne fut inaugurée en 1859. La gare était l’œuvre de l’architecte Berthelin. Dès les premiers jours, elle offrit aux parisiens la possibilité de goûter aux charmes des environs  de la capitale, mais aussi  et surtout aux banlieusards de pouvoir venir travailler à Paris. La gare fut construite en pierre et briques dans le style des maisons de la place de la Bastille. Elle reliait dans un premier temps Paris à la Varennes-Saint-Hilaire, si chère à Charles Trenet et atteignit, en 1875, Brie-Comte-Robert et ensuite Verneuil-l’Etang.

La ligne fut fermée en 1969, soit cent dix ans après. Elle servit alors de hall d’expositions (comme le salon de l’Érotisme !) pour être finalement détruite, quinze ans après, en 1984 pour laisser la place à l’Opéra que nous voyons aujourd’hui.

– Commençons notre balade par la rue de Charenton. Cette rue conduit à Charenton, d’où son nom. Elle porte ce nom depuis 1785, mais de 1800 à 1815, elle s’appelait Rue de Marengo car le Premier Consul Napoléon Bonaparte avait fait son entrée dans Paris par cette rue, après sa victoire à la bataille de Marengo, le 14 juin 1800. Cette rue a une particularité, les numéros  pairs et impairs ne sont pas face à face dans l’ordre…

Au n° : Maison par laquelle Mgr Affre se rendit, le 25 juin 1848, vers la barricade dressée à l’entrée de la rue du Faubourg Saint-Antoine où il devait être mortellement blessé. Nous retrouverons dans une prochaine balade ce prélat rue du Faubourg St-Antoine, à l’emplacement même de la barricade où il a été tué.

Au n° 45 : Cour fleurie. Ce numéro est presque en face du 28 !

            Au n° 28, arrêtons-nous devant La caserne des Mousquetaires Noirs,  bâtie en 1699 pour une compagnie de mousquetaires appelés ainsi, nom qui venait de la couleur de la robe de leurs chevaux. La Fayette y fit son apprentissage militaire. En 1780, le cardinal Louis de Rohan qui était administrateur de l’hospice des Quinze-vingts y transporta les malades de cet hospice qui était installé à l’époque rue Saint-Honoré. Après la Révolution, cet hospice des aveugles fut géré par l’État. Cet hôpital avait été créé par Saint-Louis en 1260 pour 300 aveugles, soit quinze fois vingt. Pourquoi ce chiffre ? Parce que trois cents chevaliers furent pris en otages, en Terre sainte, par les Sarrazins sous le règne de ce roi. Leurs geôliers leur crevèrent les yeux. Revenus en France, le roi fit construire cet hôpital pour les soigner. Ils ne devaient être jamais plus de 300. En fait, la spécialité de l’ophtalmologie ne date que de la fin du XIXe siècle.

La construction d’origine de Robert de Cotte (en 1700), fut plusieurs fois remaniée et il ne reste à ce jour que le porche d’entrée et la chapelle. Thiers voulut l’exproprier, mais la reine Amélie l’en défendit. L’impératrice Eugénie  fit ici de nombreuses visites.

Au n° 26 : Au fond de la cour, à droite, se trouve la Chapelle Saint-Antoine, de l’hôpital des Quinze-vingts.

Au n° 53/55 : Passage du chantier qui conduit au Fg St-Antoine.

Tout de suite après, c’est la Rue Moreau. Tout au bout de cette rue, au n° habita Paul Verlaine, en 1885. Il venait de perdre sa mère. A cette époque, c’était un Hôtel meublé du Midi. Il occupait une misérable chambre, en terre battue, au rez-de-chaussée. Il quitta ce galetas pour aller se faire soigner à l’hôpital Broussais. Il faut se rappeler que Verlaine fit en totalité neuf séjours dans cet hôpital, entre 1886 et 1895. Aujourd’hui toute cette partie de la rue a été prise par La résidence Saint-Louis consacrée aux aveugles.

Au n° 48 : La cour du Chêne vert. Son nom est dû à un chêne abattu vers 1840.

Quittons cette rue pour nous engager dans la Rue Traversière. Ce nom est une déformation du nom d’un jardinier nommé Traversier qui était propriétaire des terrains au XVIIe siècle.

Au n° 57 : Paroisse Saint-Antoine des Quinze-vingts dont l’entrée principale est située au n° 66 de l’avenue Ledru-Rollin. Sa construction date de 1903, par Lucien Roy. La pierre, la brique et le fer ont été les matériaux utilisés pour sa construction.

Au n° 55 : Passage de la Trôle. Ce terme désignait la vente du samedi des artisans en chambre qui déballaient les meubles qu’ils avaient fabriqués et qu’ils vendaient au public sans intermédiaires.

Au n° 15 : Cie des Chemins de fer PLM Service de la voie. Théâtre Traversière

            En continuant, nous coupons l’Avenue Daumesnil, qui est longue de 3,6 km. Elle commence rue de Lyon, tout proche, pour finir Porte Dorée, au Bois de Vincennes.

Le viaduc a été construit en 1855 le long de l’avenue Daumesnil jusqu’au jardin de Reuilly. Sa longueur est de 1020 m et comprend 72 arches. Sa hauteur est de 8 m. La voie ferrée qui connut  ses heures de gloire dans les années 1930, a vu son déclin dans les années 60. Le 14 décembre 1969, le dernier train quitta la gare de la Bastille pour être remplacé par la ligne A du RER.

            La municipalité décida de transformer l’ancien viaduc en un centre artisanal comprenant ateliers, boutiques et espaces d’expositions. Pour ce faire, une fois restaurée, chaque voûte a été aménagée pour recevoir ces artisans et faire de l’ensemble une immense vitrine montrant le savoir-faire de nos artisans.

Au-dessus du viaduc, la voie ferrée devenue inutile a été aménagée en promenade plantée sur une longueur de 4,5 km.

– Avant de quitter cette avenue, deux mots sur le général Daumesnil, né en 1776, mort en 1832. Il avait perdu une jambe à la bataille de Wagram. Il fut nommé gouverneur du fort de Vincennes et au moment où les troupes de la Coalition entrèrent à Paris, en 1814, le fort fut encerclé. Un général prussien lui demanda de se rendre. Il lança cette phrase devenue célèbre : « Je rendrai Vincennes quand on me rendra ma jambe ! ». Ce valeureux guerrier avait 83 blessures ! Il est mort du choléra.

Voici maintenant sur notre droite le Boulevard Diderot. Ce boulevard a été percé en 1851-1852 et portait le  nom de Mazas. En 1879, le nom de Diderot, le philosophe lui fut donné. Né en 1713, mort en 1784, Denis Diderot est l’auteur de l’ « Encyclopédie », d’abord en collaboration avec d’Alembert, puis seul. C’est en 1772 que parut le dernier volume de l’ouvrage. En qualité d’écrivain, il est l’auteur de Jacques le Fataliste, La Religieuse, Le Neveu de Rameau. Pour doter sa fille il vendit sa bibliothèque à l’impératrice de Russie Catherine II. Il est considéré par les connaisseurs comme le premier critique d’art pour ses écrits sur les « Salons » de 1765 à 1767.

Au moment de passer devant la Gare de Lyon, dont nous reparlerons au cours d’une prochaine balade, je voudrais te parler longuement de ce qui fut la prison Mazas, de célèbre mémoire… juste devant la gare de Lyon           Du n° 23 au n° 25 : Tout le pentagone constitué par le boulevard Diderot, les rues de Lyon, Traversière, de l’avenue Daumesnil et de la rue Legraverend, toute cette zone était occupée par la Prison Mazas. Sur le plan, au début de la balade, la prison est indiquée en gris.

Du nom du colonel mort à la bataille d’Austerlitz (un de plus !). Cette prison occupait une superficie de 130 hectares, en face de la gare de Lyon. Le principe de base de cette prison reposait sur l’idée de la prison cellulaire. Suite aux nombreux débats qui avaient secoué différents pays d’Europe sur l’amélioration des conditions pénitentiaires et l’évolution de son système. On pensait que l’isolement complet le jour comme la nuit devait être la meilleure solution. La prison de la Maison d’arrêt cellulaire Mazas commença en 1845 sur des terrains jusqu’alors occupés par des maraîchers. Sa construction fut terminée en 1850. Elle fut considérée comme une prison modèle. Des sommes considérables furent employées. Deux architectes, Lecointe et Emile-Gilbert en furent les maîtres d’œuvres. Cette prison devait remplacer l’ancienne prison de la Force qui fut démolie la même année. Cette prison se situait rue du Roi-de-Sicile dans le IVe arrondissement.

Cette prison comportait 1199 cellules distribuées  en six corps de bâtiments réunis les uns aux autres autour d’un bâtiment en colonnes dont le rez-de-chaussée formait comme un poste de surveillance avec vue sur chacun des six bâtiments périphériques.

Les cellules mesuraient 2,60 m de haut sur 1,85 m de large et 3,85 de long. Le plancher était en briques.  Le mobilier était composé d’un hamac suspendu à des crampons à 50 cm du sol, une table, un tabouret en bois, d’un bidon à eau, de deux gamelles en fer battu, d’un siège d’aisance inodore à ventilateur, d’un bec de gaz et de quatre supports en bois placés aux angles. L’air chaud, en hiver, était distribué par ventilation, de même en été avec de l’air frais. Inaugurée le 19 mai 1850, ce jour-là, elle reçut les 841 prisonniers alors détenus à la prison de la Force.

Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte fit son coup d’Etat et fit enfermer  les députés de l’opposition comme Odilon Barrot, Berryer, le duc de Broglie, Falloux, Casimir-Perier, le duc de Luynes, Raspail et tant d’autres. Victor Hugo, en s’enfuyant échappa à l’arrestation.

On notera que jamais personne ne s’échappa de cette prison.

Cette prison inspira nombre d’auteurs de chansons. Je voudrais citer le principal, Aristide Bruant, dans une chanson célèbre intitulée

À Mazas

Pendant qu't’étais, à la campagne

En train d'te fair' cautériser,

Au lieur cd' rester dans mon Pagne,

Moi, j'm'ai mis à dévaliser,

Mais un jour, dans la ru' d'Provence,

J'me suis fait fair' marron su' l'tas,

Et maint'nant j'tire d'la prévence,

A Mazas

C’est en dévalisant la case

D’un' gerce, un' gironde à rupins,

Qu'on m'a fait avec Nib de naze,

Un monte en l'air de mes copain.

Faut y passer, quoi ! c’est not’ rente

Aussi, bon Dieu l j'me plaindrais Pas

Si j'avais d'quoi m'boucher la fente,

A Mazas.

 

Cette prison fut démolie en 1898. En vue de l’Exposition Universelle de 1900, il avait semblé que les touristes descendant du train à la gare de Lyon n’auraient pas goûté cette promiscuité… La prison Mazas fut donc remplacée par la prison de Fresnes.

– C’est vrai mon oncle, qu’aujourd’hui, on ne peut pas imaginer une chose pareille, en plein cœur du quartier, une prison face à la gare et au TGV…Impensable !  Je voudrais ajouter une chose : quand on regarde les façades de ces immeubles, on voit que la date de leur construction est partout la même : 1900. Ce qui veut dire que les promoteurs de l’époque n’ont pas traîné entre la destruction de la prison et la construction de ces immeubles au style haussmannien… A mon avis, ils ne devaient pas être tous finis au moment de l’Expo Universelle de 1900…

– Tu as sûrement raison ! Cet emplacement est aujourd’hui aménagé par différentes rues qui se trouvent à l’emplacement de la prison, comme la rue Parrot. On lui a donné le nom  d’un professeur de clinique infantile Joseph Parrot (1829-1883). La rue Michel-Chasles du nom du mathématicien (1793-1880). Cette rue est perpendiculaire au boulevard Diderot, sa longueur est d’un peu moins de 200m, ce qui donne une idée de la profondeur de la prison. Et la rue Emile-Gilbert du nom de son architecte. À l’angle de la rue Traversière attardons-nous un instant sur cet immeuble, l’Hôtel Massilia. (Voir photo).

            – Mon oncle, tu ne trouves pas que cet immeuble est vraiment curieux, planté là, en plein milieu du quartier ! Et pendant tous les travaux qui ont eu lieu ici, il est resté debout ! Il doit être classé ! 

– Sur notre droite, prenons la rue de Bercy et en passant, jetons un œil à une petite rue des plus curieuses et sympathiques : la Rue Crémieux, avec ses petits immeubles de deux étages aux façades colorées. Une vraie découverte !

– Crémieux, c’est l’auteur d’un décret célèbre de 1870 qui donnait la nationalité française aux juifs d’Algérie, c’est bien ça ?

– C’est tout à fait cela et il est aussi l’auteur de la souscription pour couvrir la rançon demandée par les Prussiens en 1870 d’un montant de 5 milliards de francs. Il y souscrivit personnellement pour 100 000F. De son vrai nom, il s’appelait Isaac Moïse, né en 1796, mort en 1880, avocat, puis député. Il soutint d’abord Napoléon III, puis s’en détacha et au moment du coup d’état du 2 décembre 1851, il fut emprisonné, peut-être ici, à Mazas.

Nous voici  avenue Ledru-Rollin, au n° 66, nous avons l’église Saint-Antoine des Quinze-vingts, construite par Lucien Roy, en 1903, en pierre, brique et fer. Elle donne également au n° 57 de la rue Traversière.

Ledru-Rollin était un homme politique, né en 1807, mort en 1874. Il avait adhéré au socialisme. Il  fomenta d’abord une émeute en 1849 qui échoua, condamné à la déportation par contumace, il s’exila ; puis un complot en 1857 contre Napoléon III qui échoua aussi, de nouveau en exil et de nouveau condamné par contumace à la déportation. C’est seulement en 1870 qu’il fut amnistié et qu’il rentra en France. Il siégea, l’année de sa mort comme député en 1874 sur les bancs de l’extrême-gauche.

             Descendons à présent jusqu’aux berges et à la pointe de l’avenue Ledru-Rollin où se trouvait une usine de distribution d’eau. Démolie, elle a cédé la place à un immense bâtiment de l’architecte Zublena. À l’origine,  il était prévu pour une préfecture de police, mais au cours de sa construction, il a changé de destination. Prévu pour 450 fonctionnaires, il a du en héberger 650 pour la Direction de l’Action Sociale de l’Enfance et de la Santé, la DASSES.

Deux mots sur le bâtiment principal de la Place Mazas, je veux parler de l’Institut médico-légal. À l’origine, cette place devait être semi-circulaire mais rien de tout cela n’a été réalisé car en 1913, on implanta l’Institut en remplacement de la Morgue située quai de l’Archevêché, nous en avons parlé au cours de la balade au Mémorial de la déportation et du square de l’Ile-de-France… Ce bâtiment a été construit par Albert Tournaire (1862-1958) en 1914 qui a donné son nom au square situé juste devant l’Institut et qui agrémente ce lieu un peu sinistre.

– À la prochaine balade, nous parlerons longuement de la forteresse de la Bastille

avant d’avancer plus avant dans la rue du Faubourg Saint-Antoine, lieu révolutionnaire s’il en est !

 

 

 

 

Sources :

En plus de mes travaux personnels, de compilation et de repérage des lieux,  j’ai utilisé les ouvrages suivants :. « Dictionnaire historique des rues de Paris " de Jacques Hillairet.

Le 12e arrondissement ». Collection Paris en 80 quartiers. Mairie de Paris.

Remerciement tout particulier à Pascal de Pindray pour son aide sur la chanson intitulée «À Mazas ».