L'enfant fluette
dont le coeur siffle
dont le coeur souffle, souffre et s'essouffle
et fanfaronne...
Toute sa fatigue et ses efforts semblent sans fin.
Mais ça rend fort:
Chiche !
Ses poumons s'enflent et se remplissent,
et son coeur siffle:
il est si faible...
Son esprit si confiant semble siffler en si mineur...
Elle garde espoir.
Il était mou, morne, méchant,
il mourait d'envie de meurtre.
L'amie, l'amante, avant,
maintenant femme amorphe,
mourut un merveilleux matin de mai
de ses mains de meurtrier.
Son âme aux maux hurlants, aux mots mutants,
s'emmêlait dans ses sables mouvants.
Lui aussi mourrait, sans ami, sans amant, sans maman...
Mérité?
La mort, comme une mer mouvante, une mère émouvante.
L'amour peut - être y est mêlé...
Il sent déjà monter le musique majeure
en mi bémol, et mimosa.
Ami, amant, menteur, malheur, mort sans amour,
au moins son coeur ne meurt...
Elle a l'âme d'une femme de foi,
elle croit à un miracle, et doit croire pour avancer.
La femme aux doigts magiques
est lasse de ces voyages entre vie et trépas...
Mais elle reste là, femme courage,
pour les quelques hourras
qu'un jour elle entendra.
Chirurgien, mage, magicienne,
croit !
Jamais malheur ne gagnera
tant que l'on croit les enfants rois.
Elle agira et cherchera et gagnera,
elle entendra la chamade en la majeur
d'un coeur qui bat.
Ce coeur, elle le trouvera...
Silence, l'enfant a froid,
elle est seule, soucieuse, terrifiée.
et si sensible aussi,
au souffle de son coeur...
Un homme est mort
au mois de mai
mimant les maux
qui l'ont miné...
La femme est là,
mage habile,
comme à chaque fois,
deux coeurs : une vie...
Symphonie de si,
de mi,
de la...
Silence, on vit ! |